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Simon Casas nommé à la tête des arènes de Madrid

On peut reprocher bien des choses à Simon Casas, mais certainement pas le manque d'ambition. Ni de ténacité. Après des années de patience et d'impatience, de luttes et de ruses, de coup de bluff et de coups tordus, l'impresario français (69 ans) prend la tête de la plus importante arène du monde.
"Larga afarolada de pié" avec drapeau tricolore à Las Ventas.
"Larga afarolada de pié" avec drapeau tricolore à Las Ventas.
Depuis le temps de la bohème madrilène (c'était au milieu des années 60 en compagnie d'Alain Montcouquiol, apprenti torero comme lui), jusqu'au magistral coup de bluff de ces dernières semaines, en passant par sa présentation en habit de lumières en juillet 1967, l'installation de ses bureaux dans une rue du quartier de la Puerta del Sol, des candidatures plus ou moins vouées d'échec à la direction des arènes, l'association (qui a fait long feu) avec l'empresa Taurodelta (cétait en 2012) et tant d'autres épisodes, la direction de Las Ventas est l'obsession de Simon Casas.
On peut même penser que toutes ses autres et innombrables activités dans le monde des toros depuis un demi-siècle n'étaient qu'autant de bancs d'essai pour cette "fonction suprême".
Simon Casas a été (et/ou reste) l'apoderado d'une impressionnante liste de matadors : Curro Vázquez, Manzanares père, Ortega Cano, Rafael de Paula, Julio Aparicio, Javier Conde, Finito de Córdoba, Alberto Aguilar, Daniel Luque, Rafaelillo, Manuel Escribano, David Mora et les français, Patrick Varin, Marie Sara, Denis Loré, Juan Bautista, Thomas Dufau, Lea Vicens.
On en oublie sans doute.
Il dirige à l'heure actuelle les arènes de Nîmes, Alicante, Valencia et Saragosse. Il a programmé Fréjus, Beaucaire et Palavas. On en oublie sans doute. Et il a été associé à la direction des plazas de Castellón, Málaga et Madrid.
Il n'a jamais rechigné à marteler ses convictions et à défendre, dans une rhétorique flamboyante, la cause taurine. Ses tentatives d'entrée dans la vie politique ont été des échecs, mais ses livres (publiés au Diable Vauvert) ont rencontré leur public.
Faisons le vœu que le prochain ouvrage raconte comment, à la tête pour 4 saisons du navire amiral (l'expression est de Zocato) de l'armada taurine, un entrepreneur français de bientôt 70 ans est parvenu a donner un nouveau souffle à la corrida.
Il s'y prépare depuis tellement longtemps!





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