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Le Sénat lève l'immunité parlementaire du sénateur du Tarn-et-Garonne Yvon Collin, visé par une enquête pour corruption

Le sénateur du Tarn-et-Garonne Yvon Collin / © Rémy Gabalda / AFP
Le sénateur du Tarn-et-Garonne Yvon Collin / © Rémy Gabalda / AFP

Le bureau du Sénat a levé ce mercredi, à la demande de la justice, l'immunité parlementaire du sénateur (ex-PRG) du Tarn-et-Garonne mis en cause dans une affaire de corruption. L'intéressé rejette en bloc ces accusations. 

Par Fabrice Valery

Les 26 sénateurs composant le bureau du Sénat ont levé ce mercredi matin l'immunité parlementaire du sénateur du Tarn-et-Garonne Yvon Collin, la justice enquêtant sur une affaire de corruption : de l'argent promis pour financer sa campagne en l'échange d'une embauche au conseil général du département. C'est le parquet de Lyon, qui instruit l'enquête, qui avait demandé la levée de l'immunité.

Le sénateur dénonce un coup politique, mettant en cause son ancien mentor Jean-Michel Baylet. Il était lui-même favorable à la levée de sa propre immunité.

Dans une lettre expédiée à plusieurs destinataires, une connaissance d'Yvon Collin indiquait lui avoir proposé de participer au financement d'une campagne électorale à hauteur de 40.000 euros contre un emploi au département pour son fils.

Avec la levée de son immunité, la justice va pouvoir entendre Yvon Collin. Selon lui, cela lui permettra aussi de se défendre dans un dossier qu'il estime vide et dont il dénonce les "manipulations" médiatico-politiques.

Ancien directeur de cabinet de Jean-Michel Baylet au Conseil général du Tarn-et-Garonne et ancien président du groupe radical au Sénat, Yvon Collin est aujourd'hui un adversaire résolu de son ancien "patron" et ami. 

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Candidat malheureux aux dernières élections départementales, il est actuellement un proche conseiller à titre bénévole du nouveau président du département Christian Astruc, lui-même ancien membre du groupe PRG élu avec les voix de la droite. 

C'est la deuxième fois en un mois que le bureau du Sénat lève l'immunité d'un sénateur de la région : le 18 mars dernier, c'est celle du sénateur UDI du Gers Aymeri de Montesquiou, mis en cause dans l'affaire du "Kazachgate" qui avait été levée. 

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