Une association demande l'arrêt de la centrale de Golfech en raison d'un dysfonctionnement d'une station de mesure

La centrale nucléaire de Golfech (juillet 2019). Une balise de mesure de la radioactivité dans l'eau ne fonctionne plus depuis le mois de janvier / © S.Duchampt/FTV
La centrale nucléaire de Golfech (juillet 2019). Une balise de mesure de la radioactivité dans l'eau ne fonctionne plus depuis le mois de janvier / © S.Duchampt/FTV

Une association demande l'arrêt de la centrale nucléaire de Golfech dans le Tarn et Garonne. Une station de mesure de la radioactivité est en effet à l'arrêt depuis le mois de janvier.

Par Juliette Meurin

L'association Stop Golfech a découvert un dysfonctionnement sur la surveillance de la radioactivité autour de la centrale nucléaire du Tarn-et-Garonne.
Une balise installée sur la commune de Boé dans le Lot-et-Garonne ne fonctionne plus depuis le mois de janvier. Elle est censée mesurer la radioactivité dans l'eau. Une situation inacceptable pour l'association qui demande l'arrêt de la centrale.
 

Un problème administratif a empêché la réparation de la station

L'IRSN, Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire, est chargé de la protection des installations nucléaires. Il participe ainsi "à la veille permanente en matière de radioprotection, notamment en concourant à la surveillance radiologique de l'environnement."

L'IRSN reconnait que "cette station est actuellement non fonctionnelle à la suite d’avaries électriques."
L’Institut affirme travailler à sa remise en état au plus tôt mais il reconnaït qu'il doit préalablement régler des problèmes de nature administrative.  
La balise qui permet en effet de faire les mesures de radioactivité se trouve dans une station de pompage qui était gérée par Véolia puis par Saur. Ce changement semble avoir retardé de plusieurs mois la réparation de la station de mesure.

L'IRSN tient à rappeler que cette station permet de mesurer la radioactivité gamma dans l'eau et qu'elle ne détecte pas le tritrium.
Elles sont principalement conçues, dit l'IRSN, pour détecter des niveaux relativement élevés de radioactivité artificielle, tels qu’on pourrait en rencontrer en cas d’incident de fonctionnement d’installations conduisant à des rejets non autorisés en milieu fluvial.
"Elles ne se substituent pas aux opérations de surveillance faites par les exploitants, mais elles les complète et l’IRSN dispose par ailleurs d’équipements mobiles permettant de faire le même type de mesure et qui pourraient être sollicités en situation d’urgence.
 

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