Maladie d'Aujeszky. "Une énième barbouzerie" : des interrogations sur les causes de la contamination et l'abattage d'une centaine de porcs laineux d'une exploitation

Plus de quinze jours après la découverte d'un foyer de la maladie d'Aujeszky dans le Tarn-et-Garonne, la préfecture annonce, jeudi 28 mars 2024, l'abattage de la "totalité des animaux de l'élevage". Un coup dur pour l'éleveur, Pierre-Guillaume Mercadal. L'exploitant, connu pour son conflit avec le maire de Montjoi et ses liens avec l'extrême-droite, pense être victime d'une "barbouzerie".

Plus de quinze jours après la découverte d'un foyer de la maladie d'Aujeszky dans le Tarn-et-Garonne, la préfecture annonce jeudi 28 mars 2024, l'abattage de la "totalité des animaux de l'élevage, soit une centaine d'animaux (...) afin de prévenir tout risque de diffusion de la maladie."

La maladie d'Aujeszky est une maladie virale hautement contagieuse qui touche les cochons et les sangliers, et de façon accidentelle les carnivores et les ruminants. Elle n’est pas transmissible à l’homme, rappellent les services de l'État. 

Un coup de massue pour l'éleveur, le seul touché sur le département, qui vient de perdre tout son cheptel. Cet exploitant est loin d'être un inconnu. Pierre-Guillaume Mercadal a fait parler de lui ces derniers mois pour son conflit avec le maire de Montjoi et ses liens avec l'extrême-droite. 

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Seul élevage contaminé à des kilomètres à la ronde

Très actif sur les réseaux sociaux, l'agriculteur n'a pas caché ses doutes sur la contamination de son élevage. 

"Cette maladie, il n’y a pas eu de cas depuis 10 ans dans mon département. La théorie est qu’un sanglier a fait des centaines de kilomètres sans contaminer aucun autre animal. Aucun chien, aucun sanglier, aucun cochon, aucun ruminant. Mais il serait venu se perdre au fin fond du Tarn-et-Garonne chez moi. Il serait rentré dans mon parc, aurait contaminé mes cochons et serait reparti, sans faire de cas autour. J’avais plus de chance à gagner à l’euro millions. Pour moi, c’est une énième barbouzerie. Soit, on m’a balancé un animal mort, soit un morceau d’animal mort avec cette maladie que mes cochons ont mangé", expose-t-il sur son compte Instagram.

Les derniers cas recensés en Occitanie se trouvent dans le Gers en janvier 2024. Depuis, aucune autre contamination n'a été détectée, si ce n'est dans le Tarn-et-Garonne sur l'exploitation de Pierre-Guillaume Mercadal. 

Vu l'ampleur prise par la polémique à Montjoi, un règlement de comptes n'est en effet pas à écarter.

La préfecture assure que "les pertes induites par l'abattage des animaux et l'assainissement de l’élevage seront indemnisées par l’État." Une "bonne blague" pour l'exploitant du Tarn-et-Garonne. L'indemnisation ne se monterait qu'à "1/3 de la valeur du cheptel" selon l'éleveur. L'Etat ne s'alignerait que sur le "prix du porc breton.