L'éleveur de cochons laineux placé sous contrôle judiciaire pour des faits d'outrage et de harcèlement en récidive

Après 48 heures de garde à vue, l'éleveur de cochon laineux, Pierre-Guillaume Mercadal, installé à Montjoi dans le Tarn-et-Garonne, est placé sous contrôle judiciaire, ce lundi 19 février 2024, pour des faits d'outrage et de harcèlement en récidive.

Après 48 heures de garde à vue, l'éleveur de cochon laineux tarn-et-garonnais Pierre-Guillaume Mercadal a été placé sous contrôle judiciaire pour des faits d'outrage et de harcèlement en récidive. Il avait en effet fait l'objet d'une condamnation en septembre 2022.

Le procureur de la République de Montauban l'a déféré au parquet ce lundi 19 février 2024 dans l'après-midi. Bruno Sauvage avait requis son placement en détention provisoire, mais le juge des libertés et de la détention l'a placé sous contrôle judiciaire avec un contrôle strict.

Deux procès le 25 juin

L'éleveur sera jugé le 25 juin, date de son procès, déjà fixée après trois plaintes pour harcèlement moral déposées par le maire de Montjoi, Christian Eurgal. En janvier dernier, l'agriculteur avait déposé un cochon mort sur le bureau de l'édile.

Lire aussi : L'éleveur qui avait déposé un cochon mort sur le bureau d'un maire sera jugé pour harcèlement moral

Concrètement, l'éleveur a interdiction de se rendre à Valence d'Agen, ne doit pas apparaître aux trois domiciles des victimes, à savoir celui du maire de Valence Jean-Michel Baylet, qu''il a poursuivi au marché samedi 17 février 2024, de la policière qui a tenté de s'interposer et du journaliste de la Dépêche du midi, Max Lagarrigue, qui a fait l'objet d'une campagne de haine en ligne.

Lire aussi : L'éleveur soutenu par l'influenceur d'extrême-droite Papacito mène une campagne de haine contre un journaliste

Il ne devra pas entrer en relation avec elles. Il devra se soumettre à des soins psychologiques et répondre aux convocations d'une association d'aide aux victimes. 

Lire aussi : VIDÉO. Après avoir déposé un cochon mort sur le bureau d'un maire, il harcèle un autre édile au marché

Pour ces faits en état de récidive, Pierre-Guillaume Mercadal risque jusqu'à 10 ans d'emprisonnement.