"Si je suis ici, c'est surtout pour les enfants" : des familles d'Ukraine racontent leur quotidien dans un village rural

Au mois de décembre, ils étaient 103 réfugiés ukrainiens à être logés dans la commune de Monclar de Quercy, dans le Tarn-et-Garonne. Parmi eux, des enfants, des familles ou encore des personnes âgés, qui doivent s'adapter à leur nouvelle vie en France.

Nikita, cinq ans, fait partie des 28 enfants ukrainiens scolarisés à Monclar-de-Quercy, dans le Tarn-et-Garonne. En décembre dernier, ils étaient 103 réfugiés présents sur la base de loisirs des trois lacs, sur la commune.  

Le garçon a trouvé refuge sur place avec sa famille. Sa mère, Svetlana, venue de Kharkiv, est arrivée avec sa mère est ses deux enfants en juillet dernier. "J'avais peur, très peur, raconte-t-elle. Les enfants adorent être ici en France. Ce qui est important, c'est qu'ils aillent à l'école. Si je suis ici, c'est surtout pour les enfants".

La mère de famille connaît désormais quelques mots de français. Son mari, en âge de combattre, a quant à lui interdiction de quitter l'Ukraine.

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Parmi les personnes présentes, une vingtaine a plus de 64 ans. Sept d'entre elles sont sourdes et muettes. Une vingtaine travaillent, dont cinq à la mairie de la commune, selon la préfecture. Une vingtaine d'autres sont en formation.

Les 49 bungalows sont pris en charge par l’Etat. L’accompagnement social et juridique des réfugiés, lui, est confié à l'association Accueil Montauriol. "Nous ne sommes pas aidés, mais nos interlocuteurs ne le sont pas non plus, exprime Marc Pontier, le directeur de l'association. Sans faire de polémique, l’actualité est ailleurs." 

L’accueil des Ukrainiens, ça a été efficace quand c’était un sujet d’actualité maintenant que c’est un sujet de fond bah ce n'est plus la priorité. 

Marc Pontier

Directeur de l'association Accueil Montauriol

"Beaucoup d’Ukrainiens pensaient que ça n’allait pas durer et n’était pas venus en France pour venir en France, mais pour être à l’abri le temps de pouvoir revenir, décrit Vincent Roberti, le préfet du Tarn-et-Garonne. Comme le temps devient long, certains commencent à apprendre le français, d’autres sont en activité". Les premiers d'entre eux sont arrivés dans le Tarn-et-Garonne au milieu de l'hiver de 2022. Il y a presque deux ans.

Si ces personnes ont pu venir en France sous la protection d'un dispositif européen de protection temporaire, il est renouvelé chaque année, et peut l'être au total deux fois. Il prendra fin le 6 mars prochain.

(Avec Sandra WACHLEWICZ)