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Tarn-et-Garonne : pourquoi le marronnier de l'école de Bessens est tombé et a fait trois blessés ?

© P.Corrieu/France 3 Occitanie
© P.Corrieu/France 3 Occitanie

Le marronnier qui s'est effondré sur des enfants dans la cour de l'école de Bessens dans le Tarn-et-Garonne avait un système racinaire inefficace pour l'ancrage au sol. "Mais il n'y avait aucun moyen visuel de le savoir". C'est ce qu' a déclaré le procureur de la République de Montauban ce vendredi.

Par Juliette Meurin

L'arbre a poussé "en chignonage".
C'est l'expression utilisée par l'expert forestier judiciaire mandaté par le parquet de Montauban après le drame qui s'est déroulé dans l'école primaire Jules Ferry de Bessens, dans le Tarn-et-Garonne.

Jeudi 18 avril vers 15h30, un marronnier centenaire s'est effondré sur trois enfants dans la cour de l'établissement. Une petite fille a été légèrement blessée par des branchages mais deux petits garçons sont restés coincés sous l'arbre pendant plus de 2 heures. Ils ont été transportés à l'hôpital Purpan à Toulouse, l'un d'eux a dû être amputé à la jambe droite. Le second souffre d'un enfoncement du thorax.

Après 24 heures d'enquête, le procureur de la République de Montauban a fait un premier point sur les investigations menées par une vingtaine d'enquêteurs.
 

Le marronnier a poussé en chignonage

Un expert judiciaire près la cour d'appel de Limoges, expert forestier s'est rendu sur place ce vendredi après midi. Le marronnier mesurait 12 mètres et pesait entre 2 et 3 tonnes.
Le tronc était manifestement en bonne santé.

La difficulté vient de son état racinaire. La base du marronnier ne s'est pas développée normalement. "Il a poussé en chignonage" a expliqué le procureur reprenant l'expression de l'expert.
Cela signifie que les racines ne se sont pas suffisamment développées latèralement. Donc elles exerçaient mal leur fonction d'ancrage au sol.

"Même un contrôle visuel n'aurait pas amené à s'interroger sur la faiblesse de cet arbre, a précisé le procureur, car le tronc était en bonne santé."

14 personnes ont déjà été entendues depuis jeudi. Du personnel de l'école et du personnel municipal.
"Aucun signe avant coureur n'a été signalé à quiconque", a indiqué le procureur.

Ce jour là il y avait du vent mais les rafales au moment du drame atteignaient entre 50 et 60 km/heure. Ce ne sont pas des rafales extrêmement violentes. 

En images, le reportage d'Amy Mac Arthur, Pierre Corrieu et Clara Delannoy
 

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