• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

Tarn-et-Garonne : le silure, nouveau prédateur d'eau douce pour les saumons

Le silure, qui peut vivre 50 ans, a le temps de peaufiner ses techniques de prédation.
Le silure, qui peut vivre 50 ans, a le temps de peaufiner ses techniques de prédation.

Les silures sont des prédateurs intelligents et organisés. C'est une étude scientifique qui le démontre. Et ce sont les saumons de la Garonne qui en font les frais. 

Par Marie Martin

On le savait déjà (surtout depuis cette fameuse vidéo sur des attaques de pigeons au bord du Tarn), le silure est un redoutable prédateur. 
Et ce n'est pas l'équipe de chercheurs du laboratoire Ecolab de Toulouse qui dira le contraire, elle qui étudie le comportement de ce poisson géant depuis plusieurs années.

Cette fois, elle s'est intéressée à ses faits et gestes dans la Garonne. Dans une étude parue en avril 2018, elle montre que la silure est un tueur intellingent et calculateur. 

Dans la passe à poissons de Golfech, les silures sont capables de remonter, c'est-à-dire de revenir de l'amont pour se servir directement à l'intérieur de la passe. Très bien organisés, les individus se "spécialisent" et comme le silure peut vivre vieux, il a du temps pour mettre au point ses techniques d'attaque.

Pendant la dernière période de migration, 39 saumons sont "remontés" par la passe, et 14 ont été "prédatés" à l'intérieur du canal de transfert. Ce qui pose un véritable problème puisque les effectifs sont déjà faibles.

En 2018, 150 silures ont été comptabilisés et 10% d'entre eux ont été "prélevés" (doux euphémisme pour dire éliminés) afin d'enrayer l'invasion galopante de cette population indésirable. 

Voir le reportage d'Odile Debacker et Jean-Pierre Duntze, de France 3 Occitanie : 

Toulouse : des chercheurs toulousains étudient le profil du silure

 

Sur le même sujet

Aude : Christophe Castaner en visite à Vinassan

Les + Lus