Autoroute A 69 entre Toulouse et Castres : nouvelle tentative d'évacuation de la ZAD

Malgré l'évacuation de la ZAD de l'A69 samedi, des opposants continuent d'occuper les lieux à Saix (Tarn). Les forces de l'ordre sont revenues ce dimanche mais toujours sans parvenir à vider les lieux. Des opposants sont toujours perchés dans des arbres.

Les autorités ont mené samedi 20 janvier 2024, une nouvelle opération d'évacuation de la ZAD installée à Saïx (Tarn) par des opposants au projet d'autoroute A69. Mais selon l'un des militants, Etienne Fauteux, du Labo des terres, les collectifs opposés au chantier de cet axe routier censé relier Toulouse et Castres continuent d'occuper les lieux ce dimanche.

Huit personnes ont été interpellées lors de l'intervention menée "sans incident" samedi sur cette ZAD dite de la Crém'arbre, a précisé la préfecture du Tarn. Les collectifs anti-A69 présents sur la ZAD ont dénoncé samedi une "provocation"des pouvoirs publics et annoncé leur intention de "reconstruire".

"On s'en fout, nous, de la police au sol"

Les forces de l'ordre sont revenues dimanche, a assuré Etienne Fauteux mais toujours sans parvenir à vider les lieux des opposants. "On a entre 10 et 20 personnes qui sont dans les arbres et qui sont prêtes à tenir aussi longtemps qu'il le faudra", a-t-il expliqué.

"On s'en fout, nous, de la police au sol. Ce qui compte, c'est qu'on soit en haut des arbres et que les arbres se tiennent toujours bien droit", a-t-il encore dit. La ZAD avait déjà été évacuée le 22 octobre, mais les opposants étaient parvenus à s'y réinstaller.

Le président du conseil départemental du Tarn, Christophe Ramond, a salué samedi l'annonce de la préfecture et s'est réjoui dans un communiqué de la "détermination de l'Etat à mener le chantier de l'A69 à son terme".

Demande d'une commission d'enquête parlementaire

À l'Assemblée Nationale, les députés écologistes ont demandé l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire sur ce projet controversé. Parmi eux, la députée Christine Arrighi, élue de Haute-Garonne qui a dénoncé un "scandale écocide d'un chantier qui n'a aucune raison d'être, ni économique, ni financière, et encore moins environnementale".

Et la parlementaire d'ajouter : "350 hectares de terres arables, humides et d'arbres, pâtissent de cette situation, et sur ces 53 km, on a déjà une route nationale en deux fois deux voies."

Avec AFP.

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