Autoroute A69 : la voiture d'un maire aspergée de peinture par des manifestants

La voiture de Jacques Armengaud, maire de Saïx (Tarn), a été aspergée de peinture par des manifestants. Un nouvel acte révélateur de tensions à quelques jours d'une nouvelle mobilisation annoncée, à laquelle l'activiste écologique Greta Thunberg pourrait participer.

Des manifestants contre l'implantation de l'autoroute A69 s'en sont pris à la voiture du maire de Saïx (Tarn), Jacques Armengaud. Selon nos informations - confirmée par Jean Terlier, député du Tarn et fervent soutien de l'autoroute - l'édile aurait vu sa voiture vandalisée par un pot de peinture lancé par des personnes qui occupent un terrain sur la commune. "le maire de Saïx a pris des photos des personnes présentes à la Crém'arbre sa

La préfecture du Tarn condamne des "violences"

De son côté, la préfecture du Tarn dénonce des "violences" dans un communiqué. "La présence de la gendarmerie sera renforcée pour assurer l’ordre et l’expulsion des occupants illégaux interviendra très prochainement" assure les services de l'État. 

" Il s'agissait d'une altercation non violente, rectifie un des membres de la Crem'arbre auprès de France 3 Occitanie. Le maire de Saïx prenait des photos depuis sa voiture des personnes présentes sur site sans leur avoir demandé leur consentement. Certains sont allés lui demandé d'arrêter et ont jeté un oeuf remploi de peinture sur l'habitacle de la voiture. Ce n'était pas du tout d'une violence extrême comme l'indique le préfet pas plus que le carnaval n'est une mascarade violente."

Cette altercation est une nouvelle preuve des vives tensions aux abords de cette zone où doit être construire l'autoroute A69. Le week-end du 9 et 10 février, des milliers de manifestants devraient de nouveau se réunir pour dire non à ce projet. Ils pourraient être accompagnés de la militante écologiste Greta Thunberg dont la venue reste toujours d'actualité.

Les opposants à l'A 69 s'inquiètent d'une future explusion annoncée par le préfet du Tarn, Michel Vilbois, qui pourrait intervenir rapidement. Dans un communiqué, ses membres rappellent que "l'intervention du 20 janvier 2024 sur la ZAD de la Crem'arbre, "porte atteinte à plusieurs libertés fondamentales". Ils affirment que celle-ci et a été menée en dehors de tout cadre légal. Un courrier de leur avocate a été adressé au représentant de l'Etat dans le Tarn, resté sans réponse.