Autoroute A69 : les gendarmes reprennent du terrain sur la ZAD, des militants toujours perchés dans les arbres

Après les affrontements d'hier entre opposants à l'A69 et gendarmes, les forces de l'ordre sont parvenues à déloger les occupants de la ZAD. Mais des militants restent installés dans des cabanes dans les arbres pour empêcher leur abattage.

Après les affrontements de ce jeudi 15 février dans l'après-midi et la soirée, la nuit a été relativement calme mais la situation reste tendue sur place au lever du jour. 

Les forces de l’ordre sont intervenues progressivement aux abords de la Zad occupée par les opposants à l'A69.

Les gendarmes ont d'abord débloqué les accès qui étaient obstrués par des barrages et des barricades.

Des affrontements ont ensuite eu lieu, les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes. Selon un militant secouriste (street médic), il y aurait eu entre 25 et 30 manifestants blessés par des tirs de LBD.

Ce matin, vendredi 16 février, le calme est revenu mais la situation reste tendue. Les forces de l'ordre sont encore sur place pour occuper le terrain et empêcher le retour des militants. Mais elles ne sont pas parvenues pour l'instant à déloger huit d'entre eux, les "écureuils", qui sont installés dans des cabanes dans les arbres. Ils veulent ainsi empêcher leur abattage qui peut légalement reprendre.

Un petit groupe de cinq occupants est aussi sur place, au niveau de la voie ferrée, pour montrer aux écureuils qu'ils les soutiennent et surveiller les agissements de la police.

Depuis ce matin 7 heures, un groupe d'observateurs toulousains des pratiques policières, initié par la Ligue des Droits de l’Homme est aussi sur la zone afin de discuter avec les occupants et s'assurer de la légalité des moyens et méthodes employés par les forces de l'ordre.

(Avec Auriane Duffaud)