"C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase ", après les agriculteurs, le BTP exige aussi la fin de la taxe GNR

Comme pour les agriculteurs, le mouvement vient de la base. Les petites et moyennes entreprises du BTP, se mobilisent mercredi 31 janvier 2024 dans le département du Tarn contre la taxe du GNR (gasoil non routier). À bord de leurs engins, les patrons de ces entreprises du Tarn, du Tarn et Garonne et de l’Aveyron vont mener une opération escargot sur l’autoroute A68.

"La taxe du GNT (gasoil non routier), c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase",  explique Frédéric Roumegoux. À la tête de l'entreprise S.T.P.R de 53 salariés dans le Tarn, à Marsac-sur-Tarn et à Lavaur, ce professionnel du bâtiment appelle les sociétés du secteur d’activité à se mobiliser ce mercredi 31 janvier contre la taxe du GNT.

Opération escargot sur l’A68 et boucle tarnaise

À bord de leurs engins, patrons et salariés vont emprunter la rocade depuis Albi (face au lycée Fonlabour) jusqu’au pont de la jardinerie tarnaise. De là, ils vont mener une opération escargot sur l’autoroute A 68 en direction de Toulouse, jusqu’à la sortie St Sulpice. Après une pause, le convoi terminera sa boucle tarnaise par la RN612 en direction de Lavaur, Castres et Albi.

Un mouvement de contestation qui comme pour les agriculteurs vient de la base. En effet, La mobilisation prend vie en marge de la fédération nationale du BTP. Les grands groupes n’y participent pas, ce sont les PME du Tarn, du Tarn-et-Garonne et de l’Aveyron qui vont se mobiliser toute la journée du 31 janvier.

Non à la taxe du GNR

La fédération du BTP a validé un accord auquel s’opposent les professionnels du secteur. Un accord qui porte sur l’augmentation progressive de la taxe du GNT sur 5 ans, pour atteindre le prix du gasoil.

"Cela représente 15 % d’augmentation par an", précise Frédéric Roumegoux. "C’est inacceptable. Dans mon activité je consomme en moyenne 100 000 litres de GNR par an. Rien que pour cette année je vais avoir avec cet accord, 80 000 euros de plus à payer. Nous voulons que l’Etat maintienne le prix du GNR sans surtaxe, ce qui a toujours été le cas dans notre profession, comme pour le secteur agricole et celui de la pêche".

Des entreprises en danger

Face à l’inflation et à la flambée des matières premières, les entreprises du BTP sont mises à mal.   "Actuellement on se prend toute l’inflation avec des augmentations des matières premières. Cela peut aller de 30 à 200%. Si en plus nous devons intégrer l’augmentation de la taxe du GNR, on fragilise considérablement l’activité de l’entreprise", argumente Frédéric Roumegoux.

Une inflation qui a aussi des conséquences sur les budgets des donneurs d’ordre. L’équation baisse des budgets et augmentation des prix des entreprises de BTP entraîne une réduction de l’activité. "L’augmentation de la réduction des volumes cela signifie moins de personnels à la fin", rajoute l'entrepreneur.

Dans le Tarn, huit entreprises sur 10 du secteur n’atteignent  pas l’équilibre financier en 2023, selon cet entrepreneur.

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