Le circuit d’Albi condamné : 71 300 euros de « pénalités » et ce n’est pas (forcément) fini

Le gestionnaire du circuit d’Albi est condamné pour nuisance sonore. La condamnation est lourde financièrement. D’autres plaintes sont déposées et pourraient encore alourdir la facture

Circuit automobile d'Albi
Circuit automobile d'Albi © MaxPPP

 

Le tribunal de police d’Albi appuie sur l’accélérateur s’agissant de l’application du code de la santé publique. Pour la première fois en France, les juges condamnent des nuisances sonores. L’addition est lourde pour le gestionnaire de la structure. Le montant de l’amende est « seulement » de 14 500 euros. Mais il faut ajouter les sommes attribuées à chacune des parties civiles – total 52 800 euros- et les dommages et intérêts (4000 euros)  versés à l’Association de l’Autodrome d’Albi (ARAS).

La facture globale s’élève à plus de 71 000 euros. Et le compteur risque de continuer à tourner.

La condamnation, prononcée ce mardi 19 janvier, portait sur 3 mois de fonctionnement du circuit et 58 infractions. Mais, tous les mois, l’association des Riverains dépose de nouvelles plaintes. Il reste un « stock » de 200 plaintes. Les mêmes causes produisant les mêmes effets. Le procureur de la République peut, de nouveau, décider de saisir le tribunal de police.

Le président de l’Aras estime d’ailleurs que le couperet pourrait tomber plus lourdement encore. Le juge albigeois a appliqué le « tarif bas » : 250 euros par infraction. Mais  « cela pourrait aller crescendo et le plafond (ndlr par infraction constatée) est de 7500 euros » souligne Michel Ricard.

Le représentant des riverains estime cette hypothèse d’autant plus crédible si le gestionnaire ne prend aucune mesure pour mettre fin aux nuisances sonores. Selon Michel Ricard la décision du tribunal de police montre « clairement et de manière incontestable que le circuit est en infraction et que les choses ne peuvent plus continuer comme actuellement ».

Contacté par France 3, le gestionnaire du circuit n'a pas souhaité s'exprimer. 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
santé société sport automobile économie