Euthanasie à l'hôpital de Lavaur : l'anesthésiste mise en examen pour meurtre

Dans l'affaire d'euthanasie à l'hôpital de Lavaur (Tarn), la médecin-anesthésiste soupçonnée d'avoir administré une dose de produit létal à une patiente en fin de vie a été mise en examen pour meurtre avec interdiction d'exercer. Une infirmière est placée sous le statut de témoin assisté.
La direction de l'hôpital a passé la soirée de mercredi à organiser le retour de personnels pour assurer la garde du week-end du nouvel an.
La direction de l'hôpital a passé la soirée de mercredi à organiser le retour de personnels pour assurer la garde du week-end du nouvel an. © FTV
Les deux professionnelles de santé ont donc présentées à un juge d'instruction toulousain, vendredi 21 décembre 2018. La médecin-anesthésiste est mise en examen pour meurtre, avec interdiction d'exercer. L'infirmière quant à elle a été placée sous le statut de témoin assisté. 

Les faits remontent à la semaine dernière, le 13 ou le 14 décembre 2018. Une femme âgée, en fin de vie, est admise à l'hôpital de Lavaur, dans le Tarn. A la demande de sa famille qui souhaite abréger ses souffrances, une médecin-anesthésiste lui administre une injection létale. Elle décède.

Quelques jours plus tard, l'infirmière à qui le médecin a demandé d'aller chercher le produit en question se confie à sa hiérarchie. La direction de l'hôpital alerte le parquet de Castres. Lequel se dessaisit de l'affaire au profit de celui de Toulouse.

Les deux femmes sont placées en garde à vue et interrogées par la gendarmerie de Gaillac mercredi 19 décembre. Le maire de la ville de Lavaur et administrateur de l’hôpital, Bernard Carayon, s'est dit "bouleversé" par cette nouvelle. La médecin-anesthésiste était remplaçante dans l'établissement depuis plusieurs années et qualifiée de personne très compétente. "Il s’agit de savoir si les produits qui ont été utilisés sont des produits qui permettent d’accompagner la fin de vie, ou des produits destinés à interrompre brutalement la vie", a-t-il expliqué. "D’un côté, vous avez les produits classiques prévus dans le protocole de loi Leonetti, et de l’autre vous avez des produits comme le curare ou le chlorure de potassium qui ont un effet direct sur la fin de vie".

 
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