PHOTOS. Œil crevé, pattes brûlées, cadavre aux membres disloqués... Des chats victimes de mutilation sont retrouvés dans des états catastrophiques

Plusieurs chats ont été retrouvés morts ou dans des états critiques, après avoir subi des mutilations, dans un quartier de Castres (Tarn). Après l'alerte d'une adhérente d'une association de défense des droits animaux, une enquête de police a été ouverte.

L'alerte a été donnée par une habitante de Castres (Tarn), ancienne auxiliaire vétérinaire, qui a découvert, à plusieurs reprises ces derniers mois, des chats mutilés, dans le quartier de Laden. Un chaton avec un "œil crevé", une chatte "boitant sévèrement", ainsi qu'un chat "complètement amorphe avec les quatre pattes et la queue brûlés, probablement à l’acide".

L'animal présentait également des nécroses et des ulcères dans la bouche. L'acte volontaire ne fait aucun doute, après l'examen du chat dans une clinique vétérinaire, où il a finalement été euthanasié. 

Des actes jugés volontaires

Membre de l'association de défense des droits des animaux Stéphane Lamart, la Castraise  informe rapidement de ces faits. L'association a porté plainte pour "actes de cruauté", une enquête de police a été ouverte. "Des actes comme ceux-là ne peuvent être que volontaire, assure l'association. Démembrer et crever des yeux ne peuvent être fait que sciemment." 

L'été dernier, déjà, des enfants âgés entre 7 et 10 ans avaient été aperçus en train de courir autour des voitures en essayant d’attraper une chatte et son petit. La scène avait été filmée : on pouvait voir les chats au sol avec les membres disloqués.

Peu de temps après, un habitant du quartier avait vu une petite fille lancer des chats à son chien, comme des balles. Cinq cadavres avaient été retrouvés. À cela s'ajoute un autre cadavre de chat, découvert la tête fracassée à proximité d’une canette de soda remplie de cailloux.

Des jeunes seraient responsables

Les membres de l'association Stéphane Lamart constatent "de plus en plus de signalements sur des enfants de moins de 13 ans maltraitant des animaux." Ils militent pour abaisser la responsabilité des mineurs à l'âge de 10 ans, car au-delà, ils affirment que l'enfant est capable de "discerner le bien et le mal".

Selon eux, ces actes sont en partie liés aux réseaux sociaux : "En mai dernier, dans l'Eure deux adolescents se sont filmés en train de torturer des chatons en les éclatant contre un arbre." L'association juge cette violence des jeunes "inquiétante".