PHOTOS. "J’aime dévoiler des objets invisibles à l’œil nu", découvrez le merveilleux travail d'un boulanger passionné d'astrophotographie

Galaxies, Nébuleuses, Saturne, Jupiter mais aussi la Lune et le Soleil, ces astres n'ont plus de secret pour Loic Campels. Depuis plus de deux ans, Loic Campels, boulanger de métier, est devenu astrophotographe pour notre plus grand plaisir. Découverte.

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Boulanger de profession, Loic Campels se passionne pour l'astrophotographie. Depuis plus de deux ans, un investissement de dix mille euros et de nombreuses heures passé sur internet lui ont permis de réaliser des clichés incroyables.

"J’aime les nébuleuses"

Avec sa lunette solaire équipée d’un filtre H-alpha, Loic Campels arrive "à dévoiler des objets que l’on n’a pas l’habitude de voir à l’œil nu, notamment les galaxies, les nébuleuses. Mais aussi le plaisir d’observer et de photographier Saturne, Jupiter, la Lune, et bien sûr le Soleil".

Saturne à voir et à photographier est magnifique quand on aperçoit les anneaux. Le soleil aussi avec les protubérances. Il y a un nombre d’objets incroyable que l’on peut découvrir, les amas, les étoiles, les galaxies, les nébuleuses.

Loic Campels, astrophotographe

"J'aime les nébuleuses, elles ont des formes différentes, comme la nébuleuse du cœur qui a vraiment la forme du cœur. La nébuleuse à tête de poisson qui a vraiment la forme de poisson. Nébuleuse de l’iris, nébuleuse de tête de chat", confie Loic Campels.

Sa lunette "filtre uniquement la longueur d’onde dans les rouges" et dessus, est montée une caméra. "C’est une caméra noir et blanc, beaucoup plus sensible, elle filme plus de détail. Cela va nous permettre de dévoiler, les filaments, les protubérances ainsi que toute la granulosité du soleil avec les taches solaires", précise l'astrophotographe.

Un travail de précision, de réglages et d’ajustement pour essayer de photographier un astre situé à plus de 150 millions de kilomètres de la terre.

Loic Campels, "règle la mise au point en fonction de l’exposition, de la luminosité et ainsi, avoir le meilleur contraste" pour découvrir les objets célestes.

Au début, il m’a fallu plusieurs heures pour préparer le matériel. Pour sortir une photo de nuit, il faut réellement entre 9 et 10 heures de photos.

Loic Campels, astrophotographe

"Aligné à l’étoile polaire"

Sa lunette est positionnée sur une monture équatoriale. Ce dispositif comporte un axe de rotation parallèle à l'axe de rotation terrestre et cela lui permet, "lorsqu’elle est alignée à l’étoile polaire de suivre les mouvements des étoiles, de la Lune et du Soleil", explique Loic Campels.

Avec la caméra solaire, on filme entre 100 et 120 images par seconde et ensuite, par informatique, on va empiler les photos pour obtenir une photo. On va sélectionner 60% des meilleures photos, les aligner entre elles et ensuite on va les combiner pour avoir le maximum de détail.

Loic Campels, astrophotographe

Vivement sa prochaine expérience, Loic Campels a prévu de passer une nuit à l’observatoire du Pic du Midi.