Procès de l'infanticide de Gaillac : 30 années de prison requises contre les deux co-accusés de la mort du petit Amine

Amine venait d'avoir un an quand il a été retrouvé mort, au domicile de sa mère, à Gaillac, en 2017.
Amine venait d'avoir un an quand il a été retrouvé mort, au domicile de sa mère, à Gaillac, en 2017.

Vendredi 15 novembre 2019, après cinq jours d'audience devant la cour d'assises du Tarn, l'avocat général a requis 30 ans de prison à l'encontre d'Elisa Delga, la mère de la petite victime, et 30 ans de prison contre Mickaël Taboulot, le compagnon de cette dernière au moment des faits. 

Par Marie Martin

Vendredi 15 novembre 2019, 4ème jour d'audience du procès de l'infanticide de Gaillac, l'avocat général a donc requis 30 ans de réclusion, la peine maximale encourue, à l'encontre d'Elisa Delga et de Mickaël Taboulot, accusés de violences envers Amine, le fils de la première, violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Amine avait été retrouvé mort, au domicile de sa mère, le 17 janvier 2017, à Gaillac (Tarn). Son corps présentait de multiples fractures et contusions. L'autopsie avait révélé plusieurs épisodes de grande violence à son encontre.

Les deux co-accusés, présents au moment du drame, se rejettent la responsabilité de ces violences. Mais comme l'avocat général l'a souligné, ils n'ont pu ignorer les faits, quel que soit le responsable des coups mortels. Ils sont surtout coupables, selon elle, de n'avoir pas agi et d'avoir regardé mourir Amine, "qui a agonisé durant de longues heures, sous les yeux de ses bourreaux". 

Concernant le grand-père de l'enfant, Roland Delga, qui comparaît pour non-dénonciation de ces violences, l'avocat général a requis 18 mois de prison.
 

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