Relaxe pour le rappeur Médine : la justice accorde le "bénéfice du doute" à l'artiste pour sa vidéo contre deux élus

La justice a décidé, jeudi 22 février 2024, de relaxer Médine au "bénéfice du doute". Le rappeur français comparaissait, 25 janvier 2024, devant le tribunal correctionnel d’Albi pour "provocation à la commission d'un crime ou d'un délit". L'artiste était poursuivi pour une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux adressée à deux élus du Tarn qui s'étaient opposés à l'organisation de son concert.

Médine ne sera donc pas condamné. Le tribunal correctionnel d'Albi (Tarn) a décidé, jeudi 22 février 2024, de relaxer le rappeur au bénéfice du doute. L'artiste était poursuivi pour "provocation à la commission d'un crime ou d'un délit" en raison d'une vidéo visant le maire (LR) de Lavaur, Bernard Carayon et du député (RN) du Tarn, Frédéric Cabrolier. Ces derniers s’étaient opposés à l’un de ses concerts au printemps 2023 à la salle Athanor à Albi.

Des fléchettes lancées sur les portraits de deux élus

Le 25 janvier 2024, le procureur de la République d'Albi dans le Tarn a requis une condamnation à 3 000 euros d’amende à l’encontre du rappeur Médine. Mis en examen pour "provocation publique directe non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit", l’artiste originaire du Havre était jugé ce jeudi 25 janvier 2024, au tribunal correctionnel d’Albi.

Le maire de Lavaur a réagi par communiqué, jeudi après-midi, à cette décision : "Le tribunal d’Albi vient d’accorder l’immunité au rappeur islamiste Médine, l’ennemi de la République, compagnon de route des Frères Musulmans. Des menaces ou des appels à la violence à l’encontre d’élus sont désormais blanchis par avance. C’est une lourde responsabilité que vient d’endosser le tribunal d’Albi. Nous comptons, mon avocat Maître Philippe Fontana, et moi-même sur le Parquet d’Albi pour sauver l’honneur en faisant appel de cette décision. Nous-mêmes ferons appel au civil, afin que le préjudice subi soit reconnu et réparé par la justice."

Dans cette vidéo publiée, le 1er avril dernier sur les réseaux sociaux, le rappeur français lançait des fléchettes sur des photographies des deux élus qui avaient porté plainte.

Pour les avocats de Médine, cette mise en scène n'était qu"'un jeu" réalisée "sous pression" alors que les élus avaient demandé l'annulation de son concert albigeois.