Séquestration d'une adolescente en fugue : deux personnes du camp de la Vivarié à Castres sont écrouées

Une double herse a été installée pour filtrer les entrées sur l'aire de La Vivarié / © Sylvain Duchampt/France 3 Midi-Pyrénées
Une double herse a été installée pour filtrer les entrées sur l'aire de La Vivarié / © Sylvain Duchampt/France 3 Midi-Pyrénées

Une femme et son fils mineur ont été mis en examen et écroués pour "séquestration" d'une adolescente de 14 ans, qui avait fugué d'un foyer et était retenue contre son gré depuis environ un mois dans le camp de gens du voyage de la Vivarié, à Castre, dans le Tarn, a-t-on appris vendredi 4 octobre.
 

Par M.M. (avec AFP)

Ils sont poursuivis pour "séquestration de mineur de moins de 15 ans, violences habituelles sur un mineur de moins de 15 ans n'ayant pas entraîné d'incapacité supérieure à 8 jours, soustraction d'enfant des mains de la personne chargée de sa garde et vol". Selon l'avocat de la défense, ils contestent les faits reprochés.

L'adolescente était retenue contre son gré depuis un mois environ dans le camp de la Vivarié à Castres. Selon une source proche de l'enquête, elle était séquestrée en vue d'être mariée. 
  
 Les deux suspects avaient été interpellés mardi 1er octobre 2019 lors d'une opération d'envergure de quelque 120 policiers dans le camp de la Vivarié dans le cadre de plusieurs enquêtes. Une compagnie de CRS, des membres du Raid et un hélicoptère ont notamment participé à l'opération.
 
En septembre 2019, un homme et sa mère avaient été mis en examen et écroués pour "enlèvement, séquestration, viol et proxénétisme" d'une femme vulnérable de 48 ans, retenue plusieurs mois dans ce même camp.
 

 

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