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Tarn : une sœur de Massac-Séran assassinée en Centrafrique

Soeur Inès vivait en Centrafrique depuis plusieurs années.
Soeur Inès vivait en Centrafrique depuis plusieurs années.

Sœur Inès Nieves Sancho, religieuse basée à la congrégation des Filles de Jésus à Massac-Séran dans le Tarn, a été assassinée dans la nuit du 19 mai 2019 à Berberati en Centrafrique. On ne connait pas encore ce qui aurait pu motiver son ou ses agresseurs. 

Par Cécile Frechinos

Soeur Inès Nieves Sancho était née en Espagne mais exerçait sa foi depuis des années au sein de la congrégation des filles de Jésus à Marssac-Séran (81). 
Depuis le Tarn elle était régulièrement envoyée en mission en Centrafrique. 

C'est dans un village de l'ouest du pays que le corps sans vie cette religieuse franco-espagnole de 77 ans a été retrouvé dans la nuit du 19 mai. 
 
Selon le site Vatican News, la religieuse a été retrouvée décapitée lundi matin, mais selon un évêque de son diocèse espagnol d'origine elle aurait plutôt été égorgée pour des raisons encore inconnues.

Le pape François a évoqué mercredi sur la place Saint-Pierre cet assassinat "barbare".
"Je veux rappeler la mémoire d'Inès Nieves Sancho, 77 ans, éducatrice des filles pauvres depuis des dizaines d'années, tuée de manière barbare en Centrafrique précisément dans le local où elle enseignait la couture à des jeunes filles, une femme qui en plus a donné sa vie pour Jésus au service des pauvres", a déclaré le pape François durant son audience sur la place Saint-Pierre, en appelant la foule à prier en silence pour elle. 

"Dans la nuit de dimanche à lundi, ses agresseurs se sont introduits dans sa chambre et l'ont conduite au centre qu'elle animait pour les jeunes filles, où ils l'ont décapitée", écrit Vatican News.


Aucune revendication exprimée 


 "Aucune revendication n'a été exprimée, mais selon un député local, ce meurtre pourrait être lié au trafic d'organes humains, et aux crimes rituels nombreux dans la région", ajoute le site. 

Le porte-parole du diocèse de Burgos, d'où était originaire la religieuse, a pour sa part indiqué avoir parlé avec un de ses évêques installé en Centrafrique.
 "Il m'a dit qu'elle avait plutôt été égorgée: ils lui ont tranché le cou jusqu'à la tuer, mais ils ne lui ont pas coupé entièrement la tête", a-t-il déclaré à l'AFP.

Le diocèse d'Albi a lui aussi communiqué sur ce drame. Sur son site internet, il évoque notamment l'attachement de la soeur pour le continent Afrique. 
« Lors de ses passages à Massac (...) Sœur Inès disait à toutes qu’il lui tardait de revenir en terre africaine. On la sentait désormais plus centrafricaine qu’européenne » peut-on lire dans un article. 

Le site ajoute qu"en raison de fortes chaleurs l'enterrement a eu lieu dès mardi matin". 

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