VIDÉO. Les urgences d'un hôpital voient plus grand : dans les coulisses d'un déménagement express organisé la nuit

Après plus de deux ans de travaux, les urgences de l'hôpital d'Albi (Tarn) ont pris leurs nouveaux quartiers. Le déménagement a eu lieu dans la nuit du 12 au 13 juin 2024. Matériel et lits ont été installés dans le nouveau service tout en assurant l'accueil des patients. Reportage.

D'un côté, des patients arrivent pour une prise en charge. Et de l'autre, le personnel s'active pour pousser des lits brancards chargés de matériel dans les couloirs. C'est une nuit bien particulière qui s'est déroulée, entre le 12 et 13 juin 2024, au centre hospitalier d'Albi : un déménagement complet de son service des urgences.

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Après deux ans de travaux, le service des urgences du centre hospitalier d'Albi, dans le Tarn, a déménagé durant la nuit du 12 au 13 juin 2024. Reportage de Myriam Brisse et Nicolas Ferro. ©France télévisions

Un service devenu sous-dimensionné

Accompagnant d'un patient cette nuit-là, Émilien Courtemanche se souvient de locaux pas mal vétustes lors d'un passage précédant. "Ça manquait cruellement de place. Et je pense qu'avec le boulot qu'ils font, il faut qu'ils aient des conditions de travail au top. Les conditions de travail, ça permet de garder de la sérénité pour tous."

Le nouveau service des urgences s'annonce plus lumineux et surtout plus spacieux. Il s'étend désormais sur 2000m². C'est plus du double des anciens locaux. Il faut dire que les urgences d'Albi font régulièrement face à un afflux plus important de personnes. "C'était déjà tendu avec environ 85 passages/jour, nous explique le directeur du centre hospitalier. Et samedi dernier, nous avons eu 147 passages."

Il faut dire que l'offre de soins non-programmés se réduit parfois sur le secteur. "Il y a les urgences de la clinique Claude Bernard qui ferment régulièrement le week-end. Et il y a aussi la fermeture la nuit à Lavaur", nous précise Alexandre Fritsch.

Accueil désormais "sectorisé"

Le personnel soignant se répartit l'installation du nouveau matériel. Il faut trouver ses marques dans ces nouveaux locaux. Car désormais, les urgences occupent plusieurs espaces différenciés. 

"Contrairement à là où on était, on a deux box d'évaluation, explique Aline Lombart, la cheffe du service des urgences. Deux box avec deux infirmières qui vont pouvoir évaluer les patients rapidement et les orienter vers les bons secteurs. Exemple : quelqu'un qui a une urgence vitale immédiate, va être prise en charge dans la salle de déchocage. Trois patients peuvent y être accueillis.

"Dans un service des urgences, comme dans un hôpital, ce qui est important c'est la gestion des flux de patients, poursuit le directeur du centre hospitalier d'Albi. Nous sommes des urgences générales, mais nous recevons des enfants et on ne peut pas imaginer des enfants passant devant des adultes potentiellement blessés et agacés."

On a, d'un côté, les urgences pédiatriques. On a aussi un accueil spécifique des urgences psychiatriques Et on a aussi pensé à un accueil "police" séparé pour des personnes en garde à vue par exemple.

Alexandre Fritsch, directeur du centre hospitalier d'Albi

Crise d'asthme, intoxication médicamenteuse, luxation d'épaule, la première nuit dans les nouveaux locaux est restée relativement calme. Ce qui a permis de déménager plus sereinement sans interrompre les prises en charge.

En tout, 23 millions d'euros ont été investis pour améliorer les conditions de travail des équipes qui seront bientôt étoffées. Ce nouveau service des urgences pourrait bien être un facteur d'attractivité pour recruter des médecins.

(Propos recueillis par Myriam Brisse et Nicolas Ferro)

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