Suicide d’un militaire du 8ème RPIMA de Castres par arme à feu à la caserne Fayolle

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Un militaire de 21 ans du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres s’est donné la mort ce samedi 10 octobre. Le jeune homme se serait suicidé après avoir pris ses fonctions au poste de garde. "Un drame banalisé par ses chefs", dénonce un camarade de la caserne.
 

Selon la Dépêche du Midi, un militaire de 21 ans du 8ème RPIMA de Castres, s’est donné la mort par arme à feu à la caserne Fayolle de Castres, ce samedi 10 octobre. Un camarade choqué par la "banalisation du drame par ses supérieurs" témoigne sous anonymat. 

Aucune cérémonie ne serait prévue et selon le jeune témoin, sa hiérarchie minimiserait les faits. Le militaire de 21 ans aurait mis fin à ses jours ce samedi vers 17h30, seulement quelques minutes après avoir pris son poste de garde. Il se serait discrètement isolé pour se suicider par arme à feu. Plusieurs militaires auraient été témoins du drame, le jeune homme est décédé des suites de ses blessures, une enquête est en cours.

Mercedès Crepin très investie dans l'accompagnement des blessés de guerre et qui a créé le magazine "Force et Honneur" en soutien aux militaires français et leurs familles est également très touchée par ce drame.
Elle nous explique que selon les camarades du militaire, "le jeune homme aurait confié à un supérieur son mal-être, lequel aurait répondu que cela n'était pas son problème". 
Si cela est vrai explique Mercedès Crepin, c'est alors dramatique.

Si ce gamin s'est suicidé en plein service cela pose question, il était certainement en souffrance de quoi on ne sait pas mais il aurait dû être écouté.


Et elle ajoute : "des soutiens psychologiques sont normalement proposés au sein de l'armée. Qu'on lui rétorque ce n'est pas mon problème" est inacceptable, ce n'est pas un geste anodin."

Derrière ce drame, se dessine un malaise profond au sein des troupes du 8e RPIMA. Pour Mercedès Crepin :

 Ce n'est plus la grande muette  : si ces jeunes soldats ont interpellé la presse pour se confier c'est qu'il y a un malaise, ils ne sortent pas de leur droit de réserve aussi facilement.


       Nous n'avons pas pu joindre de responsable au sein du 8e RPIMA.