Tarn : sur fond de crise sanitaire, le parc de loisirs Indoor Ô Park de Castres inquiet pour son avenir

Les mesures de restriction et de fermeture qui se prolongent impactent durement l'économie. Les parcs de loisirs Indoor sont particulièrement touchés par la crise sanitaire. Exemple à Castres (81) dans ce secteur d'activité spécifique où les difficultés financières hypothèquent l'avenir.

Les enfants ne s'amusent plus sur les structures gonflables de l'espace de loisirs Ô Park de Castres.
Les enfants ne s'amusent plus sur les structures gonflables de l'espace de loisirs Ô Park de Castres. © Matthieu Chouvellon /FTV

Les trampolines, toboggans et autres structures gonflables du parc de loisirs Indoor Ô Park de Castres restent désespérement vides. Plus aucun enfant n'est venu s'amuser ici depuis le début du deuxième confinement.

 

Il faut garder espoir parce qu'on va y arriver

Gaëlle Duarte - gérante du centre de loisirs Indoor Ô Park de Castres

La responsable de cette aire de jeux ne se résigne pas. Pourtant, depuis le dernier confinement, elle n'a accueilli aucun visiteur.

Avant le Covid-19, la structure accueillait une centaine d'enfants par jour, sans compter les goûters d'anniversaire et le salon de thé.

Six mois de fermeture en 2020

On a l'impression qu'on est oublié au milieu de tout ça

Gaëlle Duarte - Gérante Ô Park - Castres

Premiers fermés, derniers ouverts

Si la crise sanitaire du Covid-19 a durablement affecté le secteur du tourisme en général elle a été particulièrement difficile pour les espaces de loisirs Indoor. Ils ont été les premiers à fermer leurs portes lors du premier confinement et seront, à la fin du 2e confinement, les derniers à rouvrir. Après six mois de fermeture au total en 2020, le temps semble s'être arrêté. 

Une surface de 2.000 m² et des charges incompressibles caractérisent ces espaces de jeux couverts. Pour une grande surface d'activité, les loyers y sont particulièrement élevés : les 5.000 euros mensuels viennent lester les finances de cette petite entreprise de deux salariés, actuellement en chômage partiel. Autre caractéristique de ces structures récréatives, une saisonalité inversée où la haute saison débute à l'automne et la basse aux beaux jours. Un contretemps malheureux avec les périodes de confinement et de déconfinement.

Depuis le début de la crise, les aides financières ne sont pas à la hauteur et ne suffisent pas à équilibrer les charges fixes.

La situation est identique pour les quatre autres parcs de loisirs du département du Tarn.

 

 

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