TFC : battre Troyes pour rêver au maintien

Pascal Dupraz : "Le TFC mérite de rester en Ligue 1". / © AFP
Pascal Dupraz : "Le TFC mérite de rester en Ligue 1". / © AFP

Pour continuer de rêver au maintien, Toulouse doit impérativement battre Troyes, samedi à domicile, mais après avoir longtemps évolué avec "l'énergie du désespoir", les Toulousains seront-ils rattrapés par la pression, eux qui pourraient être relégués en cas de scénarios défavorables ?

Par AFP

Alors qu'ils accusaient dix points de retard sur Reims, le premier non relégable, après une défaite à domicile face à Rennes (1-2) fatale à Dominique Arribagé, le 27 février dernier, les Toulousains ne comptent plus quetrois unités de retard sur le Gazélec Ajaccio, nouveau 17ème de L1.
S'ils battent Troyes samedi et que dans le même temps le Paris Saint-Germain gagne à Ajaccio, pendant que Reims ne s'impose pas à Marseille, les Toulousains pourraient sortir de la zone rouge pour la première fois depuis le 23 octobre 2015 et une défaite à Lyon (0-3).

"On est dans l'espoir"

C'est le scénario rêvé par les supporteurs toulousains.
Un autre, plus noir, pourrait en revanche condamner le TFC en cas de défaite face à Troyes conjuguée à un bon résultat d'Ajaccio ou Reims.
"Nous avons l'obligation de faire un résultat mais cela ne dépend pas que de nous. Après, Zlatan veut battre des records et Marseille n'a pas gagné chez lui depuis une éternité donc je ne me fais pas de souci pour l'investissement des uns et des autres", sourit Pascal Dupraz, l'entraîneur toulousain.
"J'espère que nos concurrents directs s'inclineront ce week-end, mais le plus important c'est d'abord que l'on batte Troyes" affirme pour sa part Pavle Ninkov, le latéral droit serbe. Un match que craint l'ancien technicien d'Evian Thonon-Gaillard, arrivé au chevet d'une équipe moribonde le 1er mars dernier, et qui depuis n'a perdu que deux matches sur huit (3 victoires).
"Ce sera la première fois depuis que je suis là que nous serons favoris et on va voir si les joueurs sont capables de gérer cela. Jusqu'à présent on développait l'énergie du désespoir et là on est dans l'espoir, donc il faut bien l'appréhender", prévient le Savoyard.

"Ce n'est pas le moment de douter..."

Sûrs d'eux, les Toulousains sont pourtant malheureux sur le plan comptable depuis trois matches, qu'ils ont souvent dominé (1-1 à Lorient,
2-3 face à Lyon et 0-0 à Saint-Etienne, ndlr). "On devrait être presque maintenus si l'on ne se fiait qu'aux performances", affirme même Dupraz, qui refuse pourtant d'y voir un signe : "On a repris sept points en huit matchs et ce n'est pas le moment de douter."
"On est revenu à trois points et on a un peu plus de pression mais la pression fait partie de notre métier et si tu n'as pas le mental pour y faire face il vaut mieux faire du badminton", assure de son côté Ninkov.
Alors que les supporteurs toulousains ont prévu de rendre hommage à Wissam Ben Yedder - troisième meilleur buteur de l'histoire du club avec 62 buts -, qui devrait jouer son dernier match au Stadium sous les couleurs toulousaines, l'ancien entraîneur d'Evian Thonon-Gaillard affirme que "si on prend six points contre Troyes et Angers (lors de la dernière journée, ndlr) alors le TFC restera en Ligue 1".

Dans un Stadium qui devrait vivre sa plus grosse affluence de la saison (28 000 personnes attendues) et où Dupraz est en réussite depuis son intronisation (9 points sur 12, 12 buts inscrits et 3 encaissés), Toulouse n'a pas le choix.  "L'histoire est bien faite car il y a beaucoup de suspense mais je persiste à penser que le TFC mérite de rester en Ligue 1", conclut dans un sourire Dupraz.
Le dénouement est proche...

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