Thon amer sur les quais de Sète

Thons rouges de Méditerranée - octobre 2013. / © F3 LR E.Jubineau
Thons rouges de Méditerranée - octobre 2013. / © F3 LR E.Jubineau

Les petits métiers qui réclament des quotas supplémentaires de pêche au thon rouge pour 2014 attendent une réponse imminente, mais probablement négative des autorités européennes. Pour ces petites unités, qui font face à la rude concurrence des thoniers senneurs, le constat est amer.

Par Valérie Luxey

Y-aura-t-il des quotas supplémentaires de pêche au thon rouge pour les petits métiers ? La décision se fait attendre et l'inquiétude monte, par exemple sur les quais du port de Sète (Hérault). Depuis plusieurs mois, les petits patrons pêcheurs du Syndicat des Petits Métiers du Languedoc-Roussillon ferraillent pour obtenir 20 permis de pêche équivalant à 8 tonnes de thon rouge. 

Une question de survie économique

Le 18 octobre dernier, ils avaient organisé une pêche non autorisée par marquer les esprits et faire entendre leurs revendications. Car pour ces petites unités, qui font face à la rude concurrence des thoniers senneurs, il est question de survivre.
Or, les Autorisations Europénnes de Pêche (AEP) sont délivrées au compte goutte par l'Union Européenne : 5 seulement leur ont été accordées en 2013, pour 2,3 tonnes de thon rouge pêchées. A charge ensuite pour le gouvernement de les répartir entre grosses et petites unités. C'est cet arbitrage qui se fait attendre. C'est ce qu'ils ont expliqué à nos confrères Philippe Ollive-Simon et Thierry Will, qui se sont rendus à Sète pour faire le point sur ce dossier.

Les petits métiers veulent pêcher plus de thon rouge
Les petits métiers du Languedoc-Roussillon réclament depuis des mois des quotas supplémentaires de pêche au thon rouge pour 2014. Il s'agit pour eux de pallier la rude concurrence des thoniers senneurs. Mais le gouvernement tarde à arbitrer cette question.

 

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