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Trèbes, un an après : “ une dame est sortie du Super U affolée en criant il y a un attentat, il y a des terroristes ”

Un an après l'attentat de Trèbes, le dirigeant de la concession automobile, située juste à côté du Super U nous raconte comment il a vécu la matinée du 23 mars 2018 / © France 3 LR - F. Guibal
Un an après l'attentat de Trèbes, le dirigeant de la concession automobile, située juste à côté du Super U nous raconte comment il a vécu la matinée du 23 mars 2018 / © France 3 LR - F. Guibal

Un an après l’attentat dans le Super U de Trèbes, dans l’Aude. Philippe Razous, dirigeant de la concession automobile située juste à côté du supermarché nous raconte comment il a vécu cette matinée.

Par Joane Mériot

23 mars 2018 au matin, Philippe Razous s’apprête à aller acheter des croissants et pains aux chocolats pour ses employés au Super U. Il dirige la concession automobile située juste à côté du supermarché de Trèbes.

Témoin du drame 


Sauf que ce vendredi là, lorsqu’il ressort du magasin, la matinée ne va pas se dérouler comme prévu :

"J’ai croisé la dame qui vendait les croissants et les brioches à la sortie, on a plaisanté, le temps de revenir au garage de donner les pains aux chocolats à mes employés, et de ressortir sur le parking, il s'est passé 10 minutes à peine, je vois cette dame qui arrive vers moi, elle était toute affolée et elle me dit il y a un attentat, il y a des terroristes, elle était complétement paniquée.

Elle a entendu les premiers coups de feu et elle est sortie, elle était à l’extérieur, elle voulait s’abriter et appeler les secours."


Son atelier, le refuge pour les victimes


Comme cette employée, les clients vont se précipiter à l’extérieur du magasin, et venir se réfugier dans le garage de Philippe. En tout, une quarantaine de personnes complétement paniquée se précipite pour se réfugier chez Philippe.  

Ils sont restés au moins deux heures, avec des gens dans tous leurs états, ils craquaient, ils pleuraient. Nous, on essayait de les calmer.
 

Un élan de solidarité aujourd’hui gravé


C'est d'ailleurs cette solidarité spontanée que le garagiste veut garder en mémoire, un an après.

Aujourd’hui ce qu’il me reste c’est l’élan de solidarité qu’il peut y avoir dans les moments difficiles comme ça. Personne ne se pose de questions, l’essentiel c’est d’être efficace et aider les gens qui en ont le plus besoin.


Une solidarité que le garage et la ville de Trèbes mettront à nouveau à l'épreuve, sept mois après, lors des terribles inondations d'octobre, qui ont fait six morts dans le village.

Le reportage d'Alexandre Grellier et Frédéric Guibal 
 

 

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