Troisième procès à Montauban : le violeur en série Florian Varin condamné à 28 ans de réclusion criminelle

Ce vendredi 22 octobre, après quatre heures de délibéré, la Cour d'assises de Montauban a condamné Florian Varin à 28 ans de réclusion criminelle, assortis d’une période de sûreté de 18 ans et d’un suivi socio-judiciaire de dix ans. Il comparaissait pour la troisième fois devant la justice.

Le troisième procès du violeur en série, Florian Varin, s'est ouvert lundi 18 octobre 2021 devant la Cour d'assises de Montauban. Après quatre heures de délibéré, il a été condamné à 28 ans de prison, assortis d’une période de sûreté de 18 ans et d’un suivi socio-judiciaire de dix ans. Le violeur en série comparaissait pour la troisième fois devant la justice. Pour les victimes c’est un réel soulagement après "9 années de marathon judiciaire", explique Marie, l’une des victimes du violeur en série, Florian Varin.

"C’est deux ans de moins au niveau de la peine prononcée, monsieur Varin ne pourra pas faire de demande de remise en liberté avant la fin des 9 prochaines années, 9 ans tranquille c’est déjà ça", témoigne Marie à l'issue du délibéré.

Là, il y a un suivi socio-judiciaire important, on met des barrières et on entend la peur qui est celle des victimes, on reconnait aussi la dangerosité du personnage en société.

Une décision qui ne sera pas frappée d’un pourvoi en cassation assure la défense. Pour Maître Alexandre Martin : "il faut lire de cette décision, un signe de la Cour qui a tenu compte des efforts de l’évolution positive de ce garçon qui reste à parfaire. Un signal que Florian Varin a entendu et il va continuer cette évolution pour devenir un autre homme".

30 ans de réclusion à nouveau requis par l'avocat général

À l'issue du cinquième jour d'audience devant les assises de Montauban, l'avocat général a requis 30 ans de réclusion criminelle, assortis d'une peine de 22 ans de sureté et d'un suivi socio-judiciaire.

Si neuf ans après les faits, ses avocats assurent que Florian Varin a changé et qu'il est désormais un autre homme, capable d'empathie, l'avocat général a, lui, rejeté cette hypothèse, lors de l'audience de ce vendredi, en attestant :"un jour, s'il venait à sortir, Florian Varin serait toujours une menace. C'est un traqueur, un chasseur, un professionnel".

L'accusé a demandé pardon à ses victimes

À la cloture de ce troisième procès, l'accusé a demandé pardon à ses victimes, en les regardant droit dans les yeux : "j'espère que vous arriverez à me pardonner". Violeur mais pas tueur, le sort de Florian Varin sera scellé à l'issue du délibéré qui a débuté à 16 heures 30.  

Les victimes quant à elles, craignent que la peine de Florian Varin, surnommé "le routard du viol", soit allégée.

Trois procès aux Assises et deux condamnations à 30 ans de réclusion

Florian Varin a été jugé une première fois par la Cour d'assises de Haute-Garonne, en juin 2015 qui le condamne à 30 ans de prison. L'homme fait alors appel de cette décision.

En mars 2018, Florian Varin est condamné à la même peine, 30 ans une fois encore par la Cour d'assises du Tarn. Mais un vice de procédure lors de ce second procès fait annuler le verdict. Le président de la Cour d'assises avait rejeté une demande d'expertise psychiatrique formulée par les avocats de l'accusé. Sans que cette question ne soit débattue entre toutes les parties, comme le veut le droit. La Défense avait donc déposé un recours près de la Cour de cassation.

C'était donc la troisième fois que Florian Varin, aujourd'hui âgé de 30 ans, comparaissait devant la justice. En 2012, il est confondu par les enquêteurs de la sûreté départementale de Haute-Garonne pour avoir, à Toulouse, violé et tenté de tuer une jeune femme de 25 ans qu'il a laissé pour morte dans un container à poubelles. Poursuivi pour six viols et une tentative de meurtre entre Niort, Rennes et Toulouse, de 2011 à 2012, Florian Varin n'a que 20 ans au moment de son arrestation. Ce vendredi il a été condamné par la Cour d'assises du Tarn-et-Garonne à 28 ans de réclusion criminelle, assortis d’une période de sûreté de 18 ans et d’un suivi socio-judiciaire de dix ans. 

 

 

 

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