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Valencia, Santander, Azpeitia : quand la tauromachie atteint les sommets.

Azpeitia, 29 juillet 2018 : une nouvelle Grande Porte pour Emilio de Justo. / © Juan López Vela
Azpeitia, 29 juillet 2018 : une nouvelle Grande Porte pour Emilio de Justo. / © Juan López Vela

Le dernier week-end de juillet, celui des ferias de Santander, Valencia et Azpeitia en Espagne et des novilladas de Beaucaire et Hagetmau en France, a été dominé par trois toreros de première importance : Alejandro Talavante, Andrés Roca Rey et Emilio de Justo. 

Par Joël Jacobi

Les deux novilladas et la corrida données en France ce dimanche 29 juillet ont donné un motif de satisfaction : elles ont attiré une belle foule d'aficionados malgré la canicule.
À Hagetmau, le leader "numérique" des novilleros, Toñete, a dominé ses compañeros français : Adoureño a été légèrement blessé par son second novillo au moment de l'estocade et Dorian Canton a continué de progresser. 
À Beaucaire, les novillos d'Albasserada n'ont autorisé qu'une seule faena, celle de Tibo García qui, de retour dans l'arène après une saison son sabbatique, a coupé la seule oreille du jour.
À Orthez, le défi des ganaderos français a déçu le public, les toreros et - on le suppose - les éleveurs eux-mêmes. Malgré l'audace et le sang-froid de Juan Leal, on s'est beaucoup ennuyé dans les arènes du Pesqué et il a fallu attendre le dernier toro de la soirée, un Fernay, pour enfin vibrer. L'extremeño Tomás Campos, conseillé par le matador Diego Urdiales, a coupé deux oreilles.

En Espagne, les ferias de Santander et Valencia ont alterné le pire et le meilleur. Les catastrophiques toros de Matilla vendredi à Santader ont accompagné les lamentables faenas de Morante et Manzanares; le lendemain les toros de Cuadri, dépourvus de caste, ont déçu Valencia et blessé Rafaelillo.

Dimanche à Azpeitia, Emilio de Justo a confirmé, face à un toro de Ana Romero, ce qu'il avait montré à Mont de Marsan : il est "le" torero que les aficionados épris de tauromachie académique sobre et classique attendent.

À Santander comme à Valencia, ce sont à l'inverse deux toreros d'expression baroque, qui ont dominé ces ferias. Avec un excellent Jandilla, Alejandro Talavante a enchanté Santander. Face (et grâce) à un bon toro de Núñez del Cuvillo, Andrés Roca Rey a "sauvé" in extremis la dernière corrida de la feria de Valencia.

Voici les vidéos de ces trois faenas.
 
Azpeitia

 
Talavante Santander




 
Roca Rey à Valencia

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