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Jean Vincent Placé prié de régler 18 000 € d'arriérés de PV pour sa voiture de fonction

Le sénateur de l'Essonne, président du groupe EELV au Sénat, possède un de 49 mètres carrés aux Ulis et la moitié d'un appartement de 74 mètres carrés à Paris. Ces deux biens ont été achetés via des prêts. L’élu francilien déclare en outre 40 000 euros sur divers comptes, 10000 euros en actions et une assurance-vie de 30 000 euros. / © CC-Matthieu Riegler / Wikimedia Commons
Le sénateur de l'Essonne, président du groupe EELV au Sénat, possède un de 49 mètres carrés aux Ulis et la moitié d'un appartement de 74 mètres carrés à Paris. Ces deux biens ont été achetés via des prêts. L’élu francilien déclare en outre 40 000 euros sur divers comptes, 10000 euros en actions et une assurance-vie de 30 000 euros. / © CC-Matthieu Riegler / Wikimedia Commons

Jean-Vincent Placé (EELV) doit régler environ 18.000 euros d'amendes à la suite d'une centaine d'infractions routières, datant d'avant 2010, commises avec sa voiture de conseiller régional d'Ile-de-France.

Par Christian Meyze

Le "Canard enchaîné" révèle que le Conseil Régional d'Ile-de-France s'apprête à demander à Jean-Vincent Placé, devenu depuis sénateur (EELV), de régler environ 18 000 euros de PV, liés à une centaine d'infractions routières datant d'avant 2010 et commises avec son véhicule d'élu, alors qu'il était conseiller régional d'Ile-de-France.

Le Conseil régional d'Ile-de-France, présidé par le PS Jean-Paul Huchon, a reçu en "octobre dernier une relance de la préfecture de police". Il s'agit d'une procédure administrative classique de relance, dans laquelle la région ne joue qu'un rôle de transmission. Le véhicule appartenant au Conseil Régional, la relance est adressée au propriétaire du véhicule qui renvoie vers le conducteur du véhicule, en l'espèce Jean-Vincent Placé.

Jean-Vincent Placé revendique être "responsable" de ces infractions: « je ne le conteste pas, je suis d'accord pour payer depuis le début ». Ce début remonte à 2010 quand une facture pour 22.000 euros d'amendes était arrivée à la région. A l'époque, Jean-Vincent Placé s'est mis en contact avec l'administration fiscale.

« Ça n'a plus rien à voir avec la région », précise M. Placé, qui affirme avoir réglé "rubis sur l'ongle" d'abord le "capital" des amendes, dès août 2010, avec un chèque entre 6.000 et 7.000 euros, et avoir demandé une "négociation sur les pénalités".

Sans nouvelles depuis "du service automatisé de Rennes" avec lequel il avait eu ces échanges, M. Placé qui "n'est pas un homme de chiffres" et "pas très bon avec les papiers", n'avait "plus entendu parler de cette histoire avant ce matin".
Pour lui, « c'est la rançon de la notoriété car c'est la même histoire qu'il y a trois ans ». Il trouve tout de même « un peu agaçant » la manière dont cela est
rendu public « alors que je n'ai même pas reçu de courrier ».

L'hebdomadaire satirique reproduit aujourd'hui, mercredi 18 décembre, un document (pas encore signé et envoyé, précise la Région) où la région Ile-de-France relancerait l'élu écologiste, lui demandant "en urgence de régulariser sa situation".

« C'est bien sûr de ma faute, je n'ai jamais cherché à fuir mes responsabilités, je ne demande aucun passe-droit, j'assume et je paie, je ne veux pas que quiconque doute de mon honnêteté »,  conclue le sénateur EELV de l'Essonne.





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