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Favorable à la suppression des départements de la petite couronne, Jean-Marc Ayrault renvoie la balle au Parlement

Le Premier minitre Jean-Marc Ayrault. / © AFP
Le Premier minitre Jean-Marc Ayrault. / © AFP

Le Premier ministre s'est dit jeudi, sur France Inter, favorable à la "suppression des départements de la première couronne" parisienne, soit les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne. Il a déclaré plus tard que ce serait au Parlement de "trouver la bonne solution".

Par Olivier Couvreur

Réorganiser la France autour de grandes métropoles, c'était un des messages forts de François Hollande lors de sa conférence de presse mardi dernier.
Et pour commencer, quoi de mieux que la région capitale ? Les premières déclarations officielles du gouvernement sur le sujet ont porté en effet sur Paris et ses départements limitrophes. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a ainsi déclaré jeudi matin sur France Inter, qu'il était favorable à la "suppression des départements de la première couronne" parisienne, soit les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.

Pour Ayrault, un référendum, pas la solution pour un "sujet aussi complexe" 


"Je suis favorable à ce que l'on aille vers la suppression des départements de la petite couronne: faire les communes, et la métropole (...) On a besoin de métropoles et autour des métropoles, il faut simplifier." a ainsi poursuivi le chef du gouvernement.

Plus tard dans la journée, alors qu'il était en déplacement à Vienne, en Autriche, Jean-Marc Ayrault a précisé ses propos. Cette future loi "va porter sur le renforcement du pouvoir des régions en allant très loin dans la décentralisation de certaines compétences", a-t-il déclaré. Il a ainsi "cité à titre d'exemple" la suppression de ces départements pour simplifier un "mille-feuille" territorial qui ne s'avère, selon lui, "pas toujours efficace et surtout qui coûte cher". "Je considère que pour l'avenir, c'est une bonne solution", que de supprimer ces départements, a redit le chef du gouvernement, plaidant pour une organisation "simple, lisible, efficace". Pour lui, un référendum n'est pas la bonne solution sur un "sujet aussi complexe". "Ca ne peut pas être une réponse par oui ou par non", a-t-il dit. "C'est au Parlement de faire un travail de fond et de trouver la bonne solution", a estimé l'ancien maire de Nantes.

Mardi, lors de sa conférence de presse semestrielle, François Hollande a proposé de s'inspirer de l'exemple de Lyon, dont la communauté urbaine exercera désormais, sur son périmètre, les compétences auparavant dévolues au conseil général, l'action sociale en tête.

Une loi donnant naissance à 13 métropoles aux pouvoirs très larges a été votée définitivement en décembre par le Parlement, attendant le feu vert du Conseil constitutionnel pour être promulguée. Deux autres textes vont suivre au Parlement, l'un au printemps sur les régions et les départements, l'autre sur les communes et intercommunalités.

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