Essonne : manifestations contre plusieurs projets de bétonnage des terres agricoles

Des manifestants sont réunis ce samedi au Plateau de Saclay dans l’Essonne. Ils entendent protester contre les projets de bétonnage de terres agricoles dont le Grand Paris Express.

 

Des agriculteurs défilent ce samedi dans le cadre de la « marche des terres » pour faire entendre leur mécontentement à propos des différents projets de bétonisation des terres agricoles des départements franciliens. Au centre des attentions se trouvent le Grand Paris Express dans le cadre duquel des terres agricoles devraient être transformées pour favoriser le passage de la ligne 17. Ainsi, les agriculteurs marchent ensemble, pour certains en compagnie de leurs animaux pour défendre leurs terres. 

 "Nos meilleures terres pour l’alimentaire" peut-on lire sur des banderoles brandies dans certains cortèges. Ils sont épaulés par des collectifs de protection de l’environnement qui organisent ce samedi des rassemblements aux quatre coins de l’Île-de-France. L’ensemble des groupes convergera demain à Paris, devant l’Hôtel de Ville. Des rassemblements ont donc eu lieu dans tous les départements de la région. En Essonne, c’est sur le plateau de Saclay que les manifestants se sont réunis. 

« Le projet d’urbanisation n’apporte rien de nouveau et détruit des terres agricoles »

Au cœur des tensions autour du plateau de Saclay se trouve le fait que la ligne 17 du Grand Paris Express prévoit de traverser des terres céréalières très fertiles selon Fabienne Merola, ancienne chercheuse au CNRS. « "Ce projet d’urbanisation qui n’a rien apporté de nouveau a également déjà détruit 400 hectares de terres agricoles" précise-t-elle. 

La chercheuse à la retraite explique également que les autorités prennent comme prétexte pour l’installation de la ligne le fait qu’elle desservira le campus de l'université Paris- Saclay, mais elle estime qu’en revanche "cette ligne est surdimensionnée et représentera un facteur d’urbanisation de tout le reste du plateau de Saclay". Enfin, elle regrette que cette urbanisation se fasse au détriment de terres" parmi les plus fertiles d’Europe."              

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