La gratuité des transports en cas de pic de pollution est “trop chère et peu efficace”

La gratuité des transports en cas de pic de pollution est "trop chère et peu efficace"
Interviewés : Laurent Probst, directeur général du STIF; Bernard Gobitz, vice-président IDF Fédération des usagers des transports publics. Reportage réalisé par Alexandra Marie, Moustapha Tafnil et Caroline Issoulié

Les six jours de gratuité des transports en commun ont coûté 23 millions d'euros au Stif, soit l'équivalent de l'achat de 50 bus électriques.

Par Cécilia Sanchez

L'addition est salée pour le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif). Pendant les six jours de circulation alternée à Paris et dans plusieurs communes du mois de décembre, les transports en commun étaient gratuits. Cela représente un coût de 23 millions d'euros, soit l'équivalent de l'achat de 50 bus électriques. 


C'est très cher payé, compte tenu du résultat : des bouchons record sur les routes et une fréquentation des transports en commun qui a augmenté de 5% seulement.

Vers une réduction des prix des billets au lieu de gratuité ?

Laurent Probst, directeur général du Stif, s'inquiète de la poursuite du rythme du mois de décembre sur l'année 2017 et envisage "un coût particulièrement important qui risque de perturber l'équilibre du Stif et les politiques qu'il met en place".

Cet avis est partagé la Fédération des usagers des transports : "la perte de recettes durant ces jours de gratuité est préjudiciable à long terme aux transports publics", indique son vice-président Bernard Gobitz. Le Stif étudie donc des alternatives à la gratuité, comme une réduction des tarifs.


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