Paris-2024 : Anne Hidalgo promet un référendum sur Airbnb, nouveau sponsor olympique

Anne Hidalgo, en juin 2018 lors de la signature du protocole d’organisation des JO et des Jeux paralympiques 2024. / © IP3 PRESS/MAXPPP
Anne Hidalgo, en juin 2018 lors de la signature du protocole d’organisation des JO et des Jeux paralympiques 2024. / © IP3 PRESS/MAXPPP

La maire de Paris s’engage à organiser un référendum « pour définir les bonnes conditions d'usages d'Airbnb » dans la foulée des élections municipales. L’annonce fait suite à la désignation de la plateforme en ligne de location comme sponsor du CIO.

Par PDB / France 3 PIDF / AFP

Une nouvelle bataille s’ouvre dans la guerre qui oppose la mairie de Paris et Airbnb. Emmanuel Grégoire, premier adjoint d’Anne Hidalgo, a annoncé lundi sur Franceinfo que l’édile s’engageait à « organiser immédiatement après les élections un référendum pour définir les bonnes conditions d'usages » de la plateforme de location entre particuliers :

La maire prend l'engagement d'organiser un référendum auprès des Parisiens, immédiatement après les élections, probablement à l'été, de façon, en concertation avec eux, à définir les bonnes conditions d'usage d'Airbnb. Et la question sera posée dans chaque quartier, car évidemment la réalité n'est pas la même dans chaque quartier.

En campagne pour sa réélection, la maire socialiste vient d’ailleurs d’écrire au président du Comité international olympique Thomas Bach pour l’« alerter sur les risques et les conséquences » d’avoir accepté l’entreprise comme l'un des principaux sponsors des Jeux olympiques.

Paris victime « des activités prédatrices » d’Airbnb ?

 « Nous n'avons pas d'opposition de principe à Airbnb mais la maire est déterminée à en faire un sujet central de la campagne », a ainsi commenté Emmanuel Grégoire, après que la plateforme de location ait annoncé lundi qu'il devenait l'un des principaux sponsors du Comité international olympique jusqu'en 2028, dans le but de redorer son image.
Le premier adjoint d’Anne Hidalgo a aussi jugé que la mairie n'avait « pas de pouvoirs réglementaires suffisants » pour réguler l’entreprise, qui dépend de la loi, soulignant que dans d'autres pays « ce sont les villes qui choisissent », faisant référence à Berlin ou aux Etats-Unis. Toujours d’après Emmanuel Grégoire, les villes comme Paris qui accueillent les JO sont « victimes des activités prédatrices de ce type d'opérateurs ».
« En soustrayant à Paris un nombre important de logements, Airbnb est un facteur d'augmentation du prix des loyers et d'aggravation de la pénurie de logements », a par ailleurs expliqué la maire socialiste dans sa lettre à Thomas Bach. A noter qu’en février, la Ville de Paris a assigné en justice la plateforme, passible d'une amende de 12,5 millions d'euros pour avoir mis en ligne 1 000 logements non enregistrés.
 

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