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Climat : les manifestants veulent maintenir la pression samedi à Paris

Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues parisiennes vendredi 15 mars 2019 pour sensibiliser à la question climatique. / © AFP/Thomas Samson
Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues parisiennes vendredi 15 mars 2019 pour sensibiliser à la question climatique. / © AFP/Thomas Samson

Après la Grève mondiale de vendredi, les associations et militants écologistes appellent à une nouvelle journée de mobilisation ce samedi à Paris.

Par France3 IDF (avec AFP)

Le rendez-vous de cette nouvelle journée de mobilisation pour le climat est donné Parc Monceau (Paris 8e) à 11h. Au lendemain de la Grève mondiale pour le futur, les manifestants sont de nouveau attendus en nombre dans la capitale : trois cortèges thématiques sont ainsi prévus ("pour le vivant", "urgence sociale et climatique" et "des moyens de transport verts") avant de rejoindre à 14h la Marche du siècle entre Opéra et République.

Environ 140 organisations, de Greenpeace France à la Fondation Nicolas Hulot, en passant par SOS Racisme, Ni putes ni soumises, ATD Quart Monde, Les Amis de la Terre, ou encore 350.org et Alternatiba, ont appelé à descendre dans la rue, estimant qu'il est "temps de changer de système industriel, politique et économique, pour protéger l'environnement, la société et les individus". Les jeunes ont ouvert le bal vendredi, répondant en masse à l'appel de la jeune suédoise Greta Thunberg. Ils étaient entre 29.000 et 40.000 à Paris.
 

Lors des précédentes marches pour le climat, nées après l'électrochoc causé par la démission de l'ancien ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, plus de 15.000 personnes étaient descendues dans les rues de la capitale. "On hausse le ton face à un gouvernement qui reste sourd à des revendications de justice climatique et de mesures ambitieuses", expliquait quelques jours plus tôt Elodie Nace, de l'association Alternatiba, lors d'une conférence de presse à Paris.
 

D'autres actions en cours

Depuis plusieurs mois, les pétitions signées par des personnalités de tous horizons, des actions -comme le décrochage de portraits d'Emmanuel Macron dans des mairies pour dénoncer "l'inaction du gouvernement"-, des appels de youtubeurs et des campagnes en ligne, comme #lapireexcuse qui sera faite aux générations futures, se multiplient.

L'Etat est également poursuivi par quatre ONG (Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace France, Notre Affaire à Tous et Oxfam France) pour "manquements" à son obligation d'action contre le réchauffement. À l'origine d'une pétition qui avait récolté plus de deux millions de signatures en moins d'un mois, elles ont déposé jeudi en ligne leur recours auprès du tribunal administratif de Paris. Les manifestants s'appuient sur les avertissements lancés par les scientifiques pour demander aux responsables politiques et économiques des actions plus radicales en faveur du climat et de la faune et flore sauvages.

L'Accord de Paris de 2015 vise à limiter le réchauffement de la planète à +2°C par rapport à l'ère pré-industrielle et idéalement à +1,5°C, mais les engagements actuels des Etats annoncent un monde à +3°C. Le récent rapport des scientifiques du Giec souligne qu'il faudrait, pour rester sous +1,5°C, réduire les émissions de CO2 de près de 50% d'ici à 2030 par rapport à 2010.

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