Covoiturage : une application pour les 12 nouvelles lignes promises en Île-de-France

Ces lignes de "covoiturage spontané" permettront aux usagers de se signaler aux conducteurs par une application lorsqu'ils passeront sur un trajet défini par la région Île-de-France. Les premières seront inaugurées en Essonne après les Jeux olympiques de Paris-2024.

Actuellement, les trajets en covoiturage augmentent surtout lorsqu'il y a des grèves dans les transports. Avec ces nouvelles lignes, la région espère favoriser largement ce mode de transport en encourageant, en premier lieu, les conducteurs à ouvrir leurs portes à des inconnus.

"On n'a pas assez de conducteurs malgré toutes les aides de l'État et des collectivités. Avec ces lignes, l'intérêt, c'est qu'ils sauront où ils vont chercher les gens et où on les amène. Ils sauront que ça ne les détournera pas de leurs trajets", indique Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région Île-de-France.

Elle a annoncé ce jeudi la création de 12 nouvelles lignes de covoiturage et le maintien de l'indemnité kilométrique. Elle pourra rapporter jusqu'à 150 euros par mois aux conducteurs.

Trois premières lignes sur le plateau de Saclay

Trois premières lignes verront le jour en 2024 : "l'idée c'est de les ouvrir en septembre 2024 juste après les Jeux olympiques et paralympiques sur le plateau de Saclay. Et pendant ce temps, on va faire un travail de concertation avec tous les départements pour choisir avec eux les lignes qu'ils veulent faire en temps réel", a-t-elle poursuivi après ces Assises régionales du covoiturage.

Une signalétique particulière sera installée sur ces trois lignes. Concrètement, un usager qui voudra faire appel à ce service se positionnera à un arrêt et pourra être récupéré par un conducteur qui le déposera à un autre arrêt de la même ligne.

Chaque passager bénéficiera de deux trajets offerts (aller-retour domicile-travail) s'il est abonné à un pass Navigo. Côté conducteur, les trajets resteront subventionnés entre 1,5 et 3 euros par trajet soit, au maximum, 150 euros par mois.

Lutter contre la fraude

Selon Île-de-France Mobilités (IDFM), qui va mettre en place ces lignes, près de 80% des deux millions de trajets subventionnés en 2023 concernent la grande couronne.

IDFM va également mettre en place une plateforme unique qui centralisera celles utilisées jusqu'ici par quatre opérateurs (Blablacar, Ynstant, Karos et Klaxit). Cela permettra notamment de mettre fin à "une fraude encore trop importante car avec quatre plateformes", les conducteurs pouvaient "déclarer quatre trajets", selon Valérie Pécresse.

"La démarche d'IDFM démontre un réel soutien à cette solution de mobilité durable et nous nous réjouissons de voir une telle initiative encourager davantage de partage de trajets au quotidien", a réagi un porte-parole de Blablacar Daily sans se prononcer sur ce futur appel d'offres.

L'opérateur exploitant ces futures lignes sera désigné à l'automne 2024, "avec comme objectif une mise en service des lignes début 2025", précise IDFM.