Deux policiers jugés en avril à Paris après la diffusion d'une vidéo d'un homme empalé sur un poteau

L'un des prévenus est un opérateur de vidéosurveillance d’après Le Parisien (illustration). / © BORIS HORVAT / AFP
L'un des prévenus est un opérateur de vidéosurveillance d’après Le Parisien (illustration). / © BORIS HORVAT / AFP

Deux fonctionnaires de police vont bientôt être jugés pour leur responsabilité dans la diffusion d'une vidéo montrant un homme empalé sur un potelet de trottoir, à Paris. Une scène macabre qui remonte à l'an dernier.

Par France PIDF / AFP

L’enquête pour violation du secret professionnel avait été confiée en octobre 2018 à l’IGPN, la « police des police ». Deux policiers doivent être jugés en avril prochain, d’après le parquet de Paris, après la diffusion d'une vidéo d'un homme empalé sur un poteau l’an dernier.
Les deux fonctionnaires ont été convoqués devant le tribunal correctionnel pour détournement d'images de vidéosurveillance. L’un d’entre d’eux sera par ailleurs jugé pour violation du secret professionnel, et l'autre pour recel de ce délit. L’affaire remonte à fin septembre 2018 : un jeune homme meurt à l'hôpital après sa chute d'un immeuble du 17e arrondissement de la capitale. La victime est tombée sur un potelet de trottoir.

Des images de vidéosurveillance captées au téléphone

Plusieurs vidéos tournent alors sur les réseaux sociaux – des images de vidéosurveillance de la rue, puis d'autres montrant l’homme en agonie au bloc opératoire de l'hôpital Beaujon de Clichy, dans les Hauts-de-Seine. Les parents du jeune homme, choqués, avaient par la suite porté plainte, entre autres pour atteinte à l'intimité de la vie privée.

A noter que les deux policiers ne sont poursuivis que pour la captation des images de vidéosurveillance. D’après Le Parisien, l'un des prévenus est un opérateur de vidéosurveillance d'un commissariat parisien, habilité à visionner les images en question. L’autre est un collègue, qui a reconnu avoir filmé les images avec son téléphone, avant de les partager sur un groupe WhatsApp de policiers. Toujours d’après le quotidien, les enquêteurs n'ont ceci dit pas encore identifié la ou les personnes ayant diffusé la vidéo en ligne.

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