Emmanuel Macron reçoit Cédric Villani à l'Élysée, à sept semaines des municipales parisiennes

Emmanuel Macron et Cédric Villani en mars 2018 au Collège de France (illustration). / © MAXPPP/MAXPPP
Emmanuel Macron et Cédric Villani en mars 2018 au Collège de France (illustration). / © MAXPPP/MAXPPP

Le candidat LREM dissident a confirmé qu'il sera reçu dans l'après-midi par Emmanuel Macron à l'Élysée. Le parti présidentiel reste en difficulté dans les sondages, à sept semaines du premier tour des municipales.

Par France 3 PIDF/ AFP

Quel message Emmanuel Macron souhaite-t-il faire passer auprès de Cédric Villani ? Réponse ce dimanche après-midi pour l’intéressé. Le candidat LREM dissident a en effet confirmé qu'il sera reçu par le président à l'Élysée, comme il l’a expliqué sur Radio J : "Je rencontre le président cet après-midi à 16H45, ce sera l'occasion bien sûr de discuter de Paris. C'est toujours un plaisir d'échanger avec le président et c'est naturel qu'on échange sur Paris, la ville la plus regardée, admirée et visitée au monde, qui fait face à tant de problèmes et qui est un enjeu majeur".

D’après l’entourage du candidat, qui a décidé de se maintenir en vue des municipales de mars après l'investiture de Benjamin Griveaux comme candidat LREM, "le président" lui adresse "un message amical".
Depuis plusieurs semaines, de nombreuses voix s'élèvent au sein du parti présidentiel pour appeler à l'exclusion du candidat dissident, si celui-ci se maintenait dans la course pour Paris. Interrogé par Radio J sur la possibilité qu'Emmanuel Macron lui demande de renoncer, le mathématicien n'a pas souhaité répondre : "Je ne vais pas commenter une rencontre qui n'a pas encore eu lieu. Le but, c'est de préparer le projet vainqueur pour Paris… Si, dans ma carrière scientifique, j'avais seulement travaillé sur les scénarios les plus probables, je n'aurais jamais reçu la médaille Fields".

Emmanuel Macron a ses "préférences"

Si Emmanuel Macron n’a jusqu’ici pas pris de position claire vis-à-vis de la rivalité parisienne entre Benjamin Griveaux et Cédric Villani, le chef de l'État – interrogé mi-janvier en marge des vœux à la presse – avait glissé qu'il avait "bien sûr" ses "préférences" : "A la fin, j'espère que l'intelligence collective et l'esprit de bienveillance l'emporteront".

D’après un sondage Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud radio paru le 19 janvier, Anne Hidalgo, la maire sortante socialiste, obtiendrait 25 % des voix au premier tour devant la LR Rachida Dati (19 %), laissant derrière Benjamin Griveaux (15 %) et Cédric Villani (13 %), à la lutte avec l'écologiste David Belliard (14 %).
Dimanche, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a par ailleurs assuré avoir "envie de rejoindre la campagne" de Benjamin Griveaux aux municipales à Paris, se disant "en discussion" avec le candidat de la République en marche. Interrogée sur le plateau du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro à propos de la candidature dissidente de Cédric Villani, elle a dit souhaiter qu'il rejoigne la campagne de Benjamin Griveaux : "Là, je trouve que ça entraîne une cacophonie qui nuit à la capacité (...) de la République en marche d'être efficace pour Paris et notamment de remporter la mairie".
 

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