Agriculteurs en colère : ils avaient tenté d'envahir Rungis, 79 agriculteurs toujours en garde à vue

Ce jeudi matin, 79 agriculteurs sont toujours interrogés après avoir tenté de pénétrer dans le marché d'interêt national de Rungis en fin d'après-midi hier. Ils ont été interpellés "pour dégradation du bien d'autrui en réunion" et "participation à un groupement formé en vue de la préparation de dégradations de bien".

Les belles histoires du dimanche
Découvrez des récits inspirants de solidarité et d'altruisme, et partez à la rencontre de la générosité. Émotions garanties chaque dimanche !
France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter "Les belles histoires du dimanche". Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

Ils ont été placés en garde à vue mercredi soir après avoir tenté de pénétrer dans le marché de gros de Rungis dans le Val-de-Marne. 79 agriculteurs sont toujours interrogés ce jeudi matin, a indiqué le parquet de Créteil à l'AFP. Ils ont été interpellés et placés sous ce régime "pour dégradation du bien d'autrui en réunion et participation à un groupement formé en vue de la préparation de dégradations de bien", a indiqué la même source mercredi soir à France Télévisions. Par ailleurs, les gardes à vue des 15 agriculteurs interpellés mercredi matin avaient été levées hier soir après leurs auditions. Le préfet de police de Paris Laurent Nunez a évoqué mercredi soir un total de 91 interpellations en lien avec ces incidents, survenus dans une zone de stockage de Rungis.

Au petit matin, le calme régnait aux abords du marché, cible "symbolique" des agriculteurs en colère qui ont bloqué depuis mardi plusieurs autoroutes menant à la capitale. À la porte de Chevilly-Larue, qui mène au marché de gros, cinq camions de CRS et deux blindés Centaure de la gendarmerie surveillaient le trafic vers 6h00, a constaté un journaliste de l'AFP. La circulation était légèrement ralentie à l'entrée du marché, réduite à une voie. Selon un journaliste de France 2 sur place, "tout est calme et fluide"
"Le programme, ça va sûrement être repos et retour", a pronostiqué Frédéric Ferrand au téléphone auprès de l'AFP. L'agriculteur avait piloté mercredi un cortège arrivé devant le marché de gros. En Ile-de-France, sept autoroutes sont entravées par des barrages et fermetures partielles, selon le site de suivi du trafic Sytadin. 
De son côté, la coordination rurale appelle à converger ce matin devant l'Assemblée nationale pour aller à la rencontre des députés.