Un nouvel indice de surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France

Nouveau code couleurs, abaissement des seuils de mesure et prise en compte des particules fines. Depuis aujourd'hui vendredi 1er janvier, la qualité de l'air que nous respirons est mieux surveillée. La pollution de l’air entraîne 48 000 décès prématurés par an en France.

Un nouvel indice de surveillance de la qualité de l'air en vigueur aujourd'hui
Un nouvel indice de surveillance de la qualité de l'air en vigueur aujourd'hui © Thomas COEX / AFP

Fini l’échelle de 1 à 10 pour indiquer le niveau de la pollution de l’air. Elle fait place à un code couleur qui ira du bleu au violet. Bleu, l'air est de bonne qualité, violet, rien ne va plus. Ce nouvel indice sera "plus précis, plus complet, plus représentatif de l’état de la qualité de l’air", estime le ministère de la Transition écologique.

Jusqu' à présent, 4 polluants étaient mesurés : les particules PM 10, l'ozone, le dioxyde d’azote, le dioxyde de soufre. Le nouvel indice de la qualité de l'air intègre désormais les particules fines PM 2,5. C’était une demande des médecins et scientifiques car ces particules pénètrent dans l’organisme jusqu’au système sanguin et au cerveau provoquant cancers, AVC ou infarctus.

Cet ajout se combine à la baisse des seuils pour les quatre autres polluants. Automatiquement, la barre d'un air de mauvaise qualité sera franchi plus rapidement. "On aura plus de jours avec un indice mauvais ou très mauvais", explique Marine Tondelier, déléguée générale d’ATMO France (l’organisme national qui regroupe toutes les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air).

Carte de la pollution de l'air le 1er janvier 2021
Carte de la pollution de l'air le 1er janvier 2021 © Capture d'écran AirParif

Selon des simulations, à Paris, avec ce nouveau mode de calcul, le nombre de journée avec un air mauvais ou très mauvais va passer de 10 à 83 par an. "Ce ne signifiera pas pour autant une dégradation de la qualité de l’air, qui tend à s’améliorer depuis vingt ans", ajoute Marine Tondelier.

Par ailleurs, le nouveau sera décliné à une échelle plus petite au niveau des intercommunalités, voire des communes alors que l’indice actuel concerne uniquement les agglomérations de plus de 100 000 habitants.

Plus d'infos en temps réél sur le site d'AirParif.

 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
environnement pollution transports santé société