Ménagerie, le zoo du Jardin des Plantes : un carnet rose bien rempli

De belles et nombreuses naissances en ce premier semestre 2018 à la pouponnière de la Ménagerie, le zoo du Jardin de Paris . Entre autres, deux caracals, un macaque à queue de lion et d’un cercopithèque de l’Hoest

Caracals
Caracals © F-G Grandin MNHN
Dans la famille Caracal...
2 petits félins sont nés le 6 mars dernier. Une belle nouvelle, car peu d’individus de cette espèce sont représentés dans les parcs zoologiques, 178 individus dans le monde dont 65 en Europe. Il faut croire que le climat parisien convient particulièrement aux parents. En fevrier 2017, maman Caracal, qui répond au nom de Sanaa, a déjà mis au monde 3 petits, deux mâles et une femelle. Les amours du couple s’avèrent donc très fécondes, puisque c’est la troisième fois en trois ans qu’ils donnent naissance à une descendance. Leur mère, alors âgée de 3 ans, est arrivée du zoo de Copenhague (Danemark) en février 2015. Leur père, Black Ear, âgé lui de 6 ans, est arrivé du zoo de Cracovie (Pologne) en octobre 2012. On trouve cette espèce dans seulement 5 parcs zoologiques français. Les 2 jeunes, un mâle et une femelle, sont visibles dans le bâtiment de «la Fauverie».
Caracal ou lynx de Perse
Caracal ou lynx de Perse © F-G Grandin MNHN

Le caracal (Caracal caracal) ou encore lynx de Perse, est un petit félin d’Afrique et du Moyen Orient. Cet excellent chasseur est muni de grandes oreilles pourvues de longs pinceaux de poils noirs, caractéristique de cette espèce. Capable de repérer des proies à une longue distance dans l’obscurité, il peut grâce à ses longues pattes et à son allure légère, bondir jusqu’à 2 mètres de haut pour attraper des oiseaux en vol. Dans la nature, il subit le développement de l’agriculture et la cohabitation avec l’homme. Les agriculteurs le chassent car, avec la diminution de ses proies et de son territoire, il a tendance à s’attaquer au petit bétail. Les caracals se trouvent dans une situation singulière : déclarés en danger d’extinction dans la portion asiatique de leur répartition géographique, ils sont chassés comme nuisibles en Afrique du Sud.

Dans la famille macaque à queue de lion et cercopithèque de l’Hoest...
Macaque à queue de lion
Macaque à queue de lion © F-G Grandin

Un macaque à queue de lion est né le 18 mars et un petit le 23. Les visiteurs pourront les observer enfouis dans les poils ou sur le dos de leurs mères. Le macaque vit en Inde et fréquente la canopée des forêts primaires tandis que le cercopithèque vit dans des pays tels le Congo ou le Rwanda. Ce dernier préfère autant les forêts de plaine et de montagne. Ils sont tous deux frugivores et mangent également des insectes.
Cercopithèque de l’Hoest
Cercopithèque de l’Hoest © F-G Grandin MNHN

Le macaque à queue de lion est en danger et sur la liste rouge de l’Union Internationale de Conservation de la Nature (IUCN). La population sauvage est estimée à moins de 4 000 individus, elle diminue de jour en jour à cause de la fragmentation de son habitat. Seules 4 institutions en France présentent cette espèce. Le cercopithèque de l’Hoest est classé vulnérable sur la liste rouge de l’IUCN. Leur population diminue rapidement à cause des déforestations et de la chasse. Ces deux espèces font l’objet d’un Plan d’Élevage Européen (EEP).

Dans la famille des bovidés
Au détour des allées, les visiteurs auront également la surprise de découvrir de nombreux petits bouquetins tout juste nés tels les turs, les markhors ou encore les arkals.


 

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