Que vont devenir les jeunes migrants évacués du Palais-Royal ? Associations et politiques demandent leur mise à l'abri d'urgence

Après s'être installés plusieurs mois dans une école désaffectée du XVIe arrondissement, plus de 450 migrants se trouvent désormais sans endroit pour dormir. Les députés de La France insoumise alertent l'Assemblée nationale sur leur situation, très précaire.

Société
De la vie quotidienne aux grands enjeux, découvrez les sujets qui font la société locale, comme la justice, l’éducation, la santé et la famille.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter "Société". Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

Où peuvent-ils être accueillis ? C'est la question que se posent associations et députés de La France insoumise qui ont réclamé ce jeudi à l'Assemblée nationale "une mise à l'abri d'urgence". 

"On est en contact avec ces jeunes. Ils ont passé la nuit hier (mercredi soir) dans un parc" à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. "On demande expressément l'ouverture au minimum de gymnases ou au minimum que quelqu'un prenne ses responsabilités", a plaidé Agathe Nadimi, de l'association de soutien aux mineurs isolés étrangers "les Midis du MIE".

Menacés par l'extrême droite ?

"On s'en fout que ce soit la préfecture de région ou la mairie de Paris, mais que quelqu'un le fasse, tout de suite", a-t-elle insisté, lors d'un point presse organisé à l'Assemblée avec des députés insoumis et la communiste Elsa Faucillon. "On est inquiets sur la réalité de ce qu'il va leur arriver dehors", a souligné Yann Manzi de l'organisation Utopia 56, en mentionnant des "menaces de l'extrême droite".

Mi-mai, les "Natifs", des militants d’extrême droite issus de l’association Génération Identitaire, avaient manifesté avec des banderoles devant l'école de la rue Erlanger, où les migrants étaient installés. On pouvait y lire des propos comme "Clandestins expulsion, Utopia dissolution".

Les forces de l'ordre ont mis fin dans la nuit de mardi à mercredi à l'occupation pendant quelques heures de la place du Palais-Royal dans le centre de Paris par quelque 450 migrants et des militants associatifs. Les députés LFI Elisa Martin et Andy Kerbrat ont fustigé un "déchaînement de violences" durant cette opération d'évacuation. Plusieurs élus insoumis étaient présents sur place ce soir-là.

Un départ définitif de l'école de la rue Erlanger

Ces migrants occupaient auparavant, depuis le 4 avril, une école désaffectée dans l'ouest parisien, rue Erlanger dans le XVIe arrondissement.

Les "associations et les jeunes ont pris la décision de ne pas retourner" dans cette école. "Un huissier est venu attester notre départ", ont annoncé les associations mercredi, indiquant leur intention de saisir la Défenseure des Droits et de réfléchir à des plaintes au pénal.

Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
Veuillez choisir une région
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité
Je veux en savoir plus sur
le sujet
Veuillez choisir une région
en region
Veuillez choisir une région
sélectionner une région ou un sujet pour confirmer
Toute l'information