Rachida Dati lance sa campagne : “On ne peut plus laisser Paris entre les mains de quelques médiocres”

Rachida Dati a organisé sa première réunion publique de campagne dans un café du 20e arrondissement de Paris. / © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Rachida Dati a organisé sa première réunion publique de campagne dans un café du 20e arrondissement de Paris. / © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Tout juste investie par Les Républicains en vue des municipales parisiennes, l’actuelle maire du 7e arrondissement – qui fait l’objet d’une enquête pour abus de biens sociaux et corruption – a promis la « victoire » à l’occasion de sa première réunion de campagne.

Par PDB / France 3 PIDF / AFP.

« Tout commence aujourd'hui ». Rachida Dati, désignée mercredi candidate par Les Républicains, a lancé sa campagne pour Paris, avec une première réunion publique jeudi dans un café du 20e arrondissement. L’ancienne Garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy a ainsi promis la « victoire » devant une bonne centaine de militants.
Si la campagne de l’actuelle maire du 7e arrondissement, qui fait l’objet d’une enquête pour abus de biens sociaux et corruption, s’annonce compliquée alors que la droite parisienne reste divisée, Rachida Dati a souligné qu’elle visait le « rassemblement ». « Nous avons un devoir, de réveiller Paris » qui est selon elle « sale, asphyxié, débordé par la délinquance » et ne fait « plus rêver », a-t-elle lancé.

« Paris mérite mieux que cela »

Promettant d'aller « chercher un à un les amoureux de Paris » d'ici l’élection de mars 2020, l’ex-ministre de la Justice a présenté une campagne « enthousiaste » : « Nous n'aurons pas d'états d'âme, il n'y aura pas de tristesse, de petits calculs ». L’occasion, aussi, de s’en prendre à ses concurrents : « On ne peut plus laisser Paris entre les mains de quelques médiocres, Paris mérite mieux que cela ».
Du côté de ses partisans, arrivés très en avance dans le bistrot proche du cimetière du Père Lachaise où était organisée la réunion publique, certains sont venus par « curiosité et fidélité à Nicolas Sarkozy », comme Sandy - une militante de 46 ans qui a quitté LR après la défaite de l'ancien président en 2012. « Par rapport à sa personnalité, elle ne lâche pas, elle va jusqu'au bout », jugeait, par ailleurs, Samia, 43 ans. Jean-Didier, un adhérent LR de 73 ans, a, lui, jugé que les militants du parti n’avaient pas eu « un choix infini » pour le nom du candidat.
 

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