Municipales à Paris : Rachida Dati ultra-favorite pour être investie à la candidature LR ce mercredi

Rachida Dati au Conseil de Paris, en juin 2019. / © IP3 PRESS/MAXPPP
Rachida Dati au Conseil de Paris, en juin 2019. / © IP3 PRESS/MAXPPP

Les Républicains désignent leur candidate ce mercredi soir en vue des élections municipales de 2020. Alors que la maire du 7e arrondissement est donnée largement favorite par défaut, la campagne s'annonce compliquée pour la droite, divisée à Paris.

Par PDB / France 3 PIDF / AFP

Perquisitionnée en octobre dans le cadre de l’affaire Carlos Ghosn, Rachida Dati part largement favorite alors que Les Républicains investissent ce mercredi soir leur candidate en vue des municipales parisiennes. Mais ravir la mairie à la gauche s'annonce difficile pour une droite divisée dans la capitale.
Outre la maire du 7e, une seconde candidate se présente : Marie-Claire Carrère-Gée, conseillère LR du 14e et présidente du groupe LRI (Les Républicains et indépendants). Les deux concurrentes passeront chacune leur tour dès 18h devant les membres de la commission nationale d'investiture (CNI) du parti pour exposer leurs motivations.

Rachida Dati, favorite par défaut

D’après la présidente de la fédération parisienne LR, Agnès Evren, l’ancienne Garde des Sceaux « veut l'investiture LR à un moment où personne n'en veut ». « Le choix de la CNI ne va pas être difficile à prendre à Paris », juge une proche de Rachida Dati. Un autre responsable LR, sous couvert d'anonymat, estime également que la droite n'a « pas d'autre choix » : « On a essayé de chercher Baroin, Pécresse devait y aller, Calmels et Douste-Blazy on y a pensé... Tout le monde a décliné. On a même pensé à Sarkozy. »
Reste un doute : « Elle a un vrai problème conjoncturel avec le risque d'être mise en examen », s’inquiète le même responsable LR, qui parle de « fillonite aigüe ». Rachida Dati fait en effet l’objet d’une enquête pour abus de biens sociaux et corruption, menée par le Parquet national financier (PNF). L’affaire tourne autour de prestations de conseils conclues notamment par l'élue avec la filiale néerlandaise de l'alliance Renault-Nissan, RNBV. La maire du 7e nie toute irrégularité.

La droite divisée à Paris après de nombreuses défections

Mis à part les affaires judiciaires, reconquérir la capitale s’annonce compliquée pour la droite après sa déroute aux dernières élections européennes. Un échec qui a précipité de nombreuses défections parmi les cadres parisiens. Agnès Evren annonce la stratégie : « On présentera des candidats dans chacun des 17 secteurs. Ceux qui soutiendront Dati seront investis, les autres auront un candidat LR en face. »
Mais la réaction des élus s'annonce difficile. Alors que l'ancien maire du 16e arrondissement, Claude Goasguen, et Rachida Dati sont tombés d'accord après de fortes tensions, d'autres ne sont pas revenus dans le rang. « Il faut s'affranchir des postures partisanes nationales », juge le maire du 15e Philippe Goujon, convaincu que « pour gagner à Paris, il faut créer un rassemblement large et rassembler les électeurs de la droite, du centre, aller pourquoi pas jusqu'au centre gauche ».
 

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