Retraites : l'Opéra de Paris rouvre après une grève historique et plus de 70 spectacles annulés

Concert des grévistes de l'Opéra de Paris sur le parvis du Palais Garnier, le 18 janvier dernier. / © MAXPPP
Concert des grévistes de l'Opéra de Paris sur le parvis du Palais Garnier, le 18 janvier dernier. / © MAXPPP

L’Opéra de Paris a rouvert ses portes samedi soir après une grève historique contre la réforme des retraites. L'intersyndicale prévient toutefois qu'elle reste mobilisée "pour le retrait du projet de loi".

Par France 3 PIDF / AFP

Concert en plein air, danse sur le parvis de l'Opéra Garnier… Après une grève historique contre la réforme des retraites, l'Opéra de Paris a retrouvé son public samedi soir au son des Contes d'Hoffmann. Comme on peut le voir dans une vidéo diffusée sur Twitter par un spectateur, un texte de l'intersyndicale a été lu avant le début de la représentation à l'opéra Bastille : "Pour préserver l'intégrité économique de l'Opéra, nous avons pris la décision d'assurer ce spectacle ce soir, mais nous restons mobilisés pour le retrait de ce projet de loi".
Le discours, entrecoupé de huées et d'applaudissements, ne précise pas si la reprise des représentations est définitive. "Nous avons tâché par de nombreux moyens de faire entendre notre profond attachement à l'excellence de notre maison ainsi qu'à la transmission d'un patrimoine culturel unique", a précisé le représentant de l'intersyndicale.

70 spectacles annulés, pour une grève historique

L'institution était à l'arrêt depuis un mois et demi, déterminée à défendre son régime spécial et à demander le retrait du projet de loi : en un mois et demi de grève, plus de 70 spectacles ont été annulés. Les pertes en billetterie, qui atteignent désormais près de 15 millions d'euros, sont supérieures à la contribution annuelle de l'Etat à la Caisse de retraite de l'Opéra.
L'Opéra comme la Comédie-Française sont les seules institutions culturelles concernées par la réforme des retraites du gouvernement. Le régime spécial de l'Opéra est l'un des plus anciens de France, puisqu'il date de 1698, sous Louis XIV. Ce régime permet de tirer sa révérence à 42 ans, compte tenu de la pénibilité du métier, des risques de blessure, et du fait que la majorité des danseurs peut difficilement continuer à danser les grands ballets au-delà de cet âge avec le même niveau d'excellence. Musiciens, machinistes et chanteurs évoquent également la pénibilité de leur travail.

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