Affaire Estelle Mouzin : Michel Fourniret confronté à son ex-épouse qui l'accuse d'être à l'origine de sa disparition

Le tueur en série Michel Fourniret va être confronté le 9 octobre prochain à son ex-épouse, Monique Olivier. Elle l'a accusé d'avoir séquestré, violé et tué Estelle Mouzin, disparue en 2003 à Guermantes en Seine-et-Marne.
Estelle Mouzin a disparu le 9 janvier 2003 à la sortie de l'école à Guermantes en Seine-et-Marne.
Estelle Mouzin a disparu le 9 janvier 2003 à la sortie de l'école à Guermantes en Seine-et-Marne. © PHILIPPE DESMAZES / AFP
La confrontation pourrait être décisive pour retrouver, enfin, le corps d'Estelle Mouzin alors âgée de 9 ans disparue à Guermantes en Seine-et-Marne le 9 janvier 2003. Car plus le temps passe, plus la piste Fourniret se confirme. Mais plus le temps passe, plus ses pertes de mémoire répétées inquiètent.

Âgé de 78 ans, le tueur en série, qui purge une peine à Maison centrale d'Ensisheim en Alsace, va être confronté le 9 octobre prochain à son ex-épouse, Monique Olivier. Cette dernière l'accuse d'avoir violée puis étranglé la fillette dans la demeure de sa sœur à Ville-sur-Lumes dans les Ardennes.

"Michel Fourniret formule rarement des aveux explicites et intelligibles. C'est toujours des phrases à double négations et compliquées à déchiffrer. Bien sûr qu'il manque le corps, mais la présence d'ADN et d'autres éléments en cours d'identification devraient permettre de confirmer l'implication du couple dans l'enlèvement et l'assassinat d'Estelle. La juge va confronter ce couple à ces nouveaux éléments pour essayer de leur faire préciser à la fois la chronologie et l'implication des deux intervenants dans la disparition d'Estelle", avait expliqué Eric Mouzin sur franceinfo le 23 septembre dernier.
 

Accélération de l'enquête

C'est par une formule alambiquée que Michel Fourniret a reconnu le meurtre d'Estelle Mouzin en mars dernier : "Je reconnais là un être qui n'est plus là par ma faute", avait-il déclaré à la juge d'instruction Sabine Khéris.

Une enquête qui durait depuis des années et qui s'est accélérée avec sa reprise en main en 2019. Depuis, outre les aveux, des traces d’ADN partiel de la fillette ont été retrouvées sur un matelas qui se trouvait dans la maison de Ville-sur-Lumes.

Le pavillon situé dans les Ardennes, ainsi que le château du Sautou - une ancienne propriété du tueur - ont fait l'objet fin juin de fouilles par les enquêteurs, qui n'ont toutefois pas permis de retrouver le corps de la fillette. "Dans tous les cas de figure, il cherche consciemment ou inconsciemment cette situation-là pour retarder le moment où il nous amènera, éventuellement, jusqu'au corps. Eventuellement parce qu'il peut continuer à ne pas vouloir le faire et continuer à pourrir la situation. Il veut être le maître de tout ce dossier", pense Éric Mouzin.

Le tueur en série, mis en examen en novembre pour enlèvement et séquestration suivis de mort dans ce dossier, a été de nouveau entendu par la magistrate fin août, mais rien n'a filtré de cette audition.

Cette confrontation sera suivie par un déplacement des deux ex-époux le 15 octobre à Guermantes (Seine-et-Marne) puis dans les Ardennes à la fin du mois.
 
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