Monique Olivier contredit l’alibi de Michel Fourniret dans le cadre de la disparition d'Estelle Mouzin

Monique Olivier, en 2008 au tribunal de Charleville-Mézières. / © FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
Monique Olivier, en 2008 au tribunal de Charleville-Mézières. / © FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

L'ex-femme de Michel Fourniret était interrogée ce jeudi au tribunal de Paris, par la juge d'instruction chargée de l’affaire Estelle Mouzin. La jeune fille est portée disparue depuis 2003.

Par France 3 PIDF/ AFP

Monique Olivier, l'ancienne compagne du tueur en série Michel Fourniret, était entendue ce jeudi par Sabine Khéris, la juge qui a récemment récupéré l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin. La femme devait être questionnée sur l'alibi de son ex-époux le jour de la disparition de la fillette à Guermantes, en Seine-et-Marne.
Michel Fourniret avait en effet raconté avoir appelé son fils pour lui souhaiter son anniversaire depuis son domicile de Sart-Custinne, en Belgique. Un appel attesté par des relevés téléphoniques, de quoi a priori exclure la présence de « l'ogre des Ardennes » à Guermantes. Mais Monique Olivier, qui avait dans un premier temps confirmé que son ancien compagnon avait passé l’appel en question, semble être récemment revenue sur cette version.

D’après son avocat Me Richard Delgenes et une source judiciaire, Monique Olivier a ainsi contredit l'alibi fourni par Michel Fourniret, affirmant avoir elle-même passé l’appel à la demande de son mari qui n'était pas chez lui au moment des faits.

Michel Fourniret déjà interrogé de nombreuses fois par la police

Estelle Mouzin était âgée de 9 ans lors de sa disparition, le 9 janvier 2003 alors qu'elle rentrait de l'école. Le corps de la fillette n'a jamais été retrouvé, alors que les nombreuses pistes envisagées par les enquêteurs n'ont pour l’instant rien donné. Début 2007, la police avait une première fois mis hors de cause Michel Fourniret, condamné à la perpétuité pour huit meurtres.
L'expertise de milliers de poils et cheveux prélevés dans sa voiture n'avait pas non plus permis, six ans plus tard, de trouver de traces de la jeune fille. L'avocat du tueur en série avait alors rappelé que son client niait être lié à l'affaire. De nouveau interrogé par les enquêteurs fin 2017, Michel Fourniret avait une nouvelle fois affirmé n'avoir « rien à voir avec l'affaire » face aux policiers de la PJ de Versailles.
 

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