Saint-Denis : des mères “victimes de menaces” pour avoir participé à des chaînes humaines contre le trafic de drogue

Des parents de Saint-Denis forment une chaîne humaine devant une école de Saint-Denis, début septembre. / © Radio France/Maxppp
Des parents de Saint-Denis forment une chaîne humaine devant une école de Saint-Denis, début septembre. / © Radio France/Maxppp

La mairie de Saint-Denis a exprimé jeudi son soutien à des mères « victimes de menaces » : des tentatives d'intimidation face aux chaînes humaines anti-trafic formées par les parents devant les écoles, pour protéger symboliquement les lieux.

Par France 3 Paris IDF / AFP.

La mairie dénonce une « situation ubuesque ». A Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, la Ville vient d’apporter jeudi son soutien à des mères « victimes de menaces » en représailles à leur mobilisation symbolique devant des écoles, où elles forment des chaînes humaines pour les protéger du trafic de drogues.
« Certaines familles formulent le souhait de quitter leur logement par mesure de sécurité », explique la municipalité communiste dans un communiqué. « Certaines mamans sont victimes de menaces et d'intimidation en représailles » à leur action devant les écoles des cités Cité Gabriel-Péri et Delaunay-Belleville, toujours selon la Ville, dont le maire est Laurent Russier.

« Si des personnes doivent effectivement partir, ce sont les dealers »

« Trois familles ont fait une demande de relogement pour motif de sécurité », confirme par ailleurs l'un des bailleurs de la cité Delaunay-Belleville. Un quartier souvent cité parmi les principaux points de trafic du département : un autre bailleur social – qui a débuté des travaux de sécurisation et avait signalé le problème dès 2015 – raconte d’ailleurs qu’il « peut y avoir 50 à 60 clients dans le square situé près des habitations ».
De son côté, la mairie de Saint-Denis explique qu'elle « proposera des solutions de relogement pour ceux qui souhaitent rester dans la ville ». « Si des personnes doivent effectivement partir, ce sont les dealers, pas les victimes », d’après la commune.

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