Le vaste campement de migrants d'Aubervilliers évacué par la police

Plus de 1 500 personnes sont évacuées du campement d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) ce mercredi matin. Ils sont conduits dans des centres d'hébergement ou des gymnases où ils doivent être testés au Covid-19.

Entre 1 500 à 2 000 personnes sont installées dans des conditions précaires à Aubervilliers, sur les rives du canal Saint-Denis.
Entre 1 500 à 2 000 personnes sont installées dans des conditions précaires à Aubervilliers, sur les rives du canal Saint-Denis. © FRANCOIS GUILLOT / AFP
Large évacuation à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, ce mercredi 29 juillet. Depuis 6h ce matin, la police a investi les rives du canal Saint-Denis pour cette opération qui concerne plus de 1 500 personnes. La préfecture de police de Paris indique que cette évacuation se fait "dans la suite des opérations menées depuis fin 2019 dans le nord-est parisien" qui invoque aussi un motif sanitaire.

"Je souhaitais évacuer les campements qui étaient en périphérie de Paris et faire en sorte que sur l'ensemble du secteur de la police de Paris et des trois départements limitrophes ne se regroupent pas dans des camps" les migrants, a ajouté le préfet de police de Paris Didier Lallement, présent sur place.  

Les migrants testés au Covid-19

Des bus ont été affrétés pour transporter ces personnes vers des centres d'hébergement ou des gymnases où ils doivent être testés au Covid-19.

Un campement où environ 800 tentes étaient installées et composé en majorité d'hommes seuls venant de la Corne de l'Afrique ou d'Afghanistan, deux zones de pays en guerre. Nombre d'entre eux étaient auparavant installés dans des campements du nord de Paris, démantelés précédemment. "Toute mise à l’abri est utile. Mais cette répétition depuis 2015 est absurde et indigne. Tout commence en République par la dignité. Il faut repenser le dispositif de premier accueil avec l’ensemble des acteurs", a ainsi réagi Pierre Henry, directeur général de France Terre d'Asile.

Quelques tensions ont été observées mais la préfecture de police assure que "l'opération se poursuit dans le calme". L'évacuation devrait être terminée avant 9 heures.
 
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