Transports : les Franciliens appelés à voter pour le design du futur RER B

Ile-de-France Mobilités a présenté plusieurs options pour les futurs trains qui devraient arriver en 2025 sur le RER B.
Trois propositions du "visage" du futur RER B, dont les premiers exemplaires devraient arriver sur les rails en 2025.
Trois propositions du "visage" du futur RER B, dont les premiers exemplaires devraient arriver sur les rails en 2025. © IDF Mobilités

A quoi ressemblera le RER B du futur ? C'est à vous d'en décider. Du moins esthétiquement.

Que vous empruntiez occasionnellement ou régulièrement le RER B, il vous est proposé de choisir le design des trains qui équiperont la ligne à partir de novembre 2025. Cela concerne le visage extérieur ainsi que l’ambiance intérieure – c’est à dire l’éclairage, les sièges, la couleur du sol ou encore les barres de préhension (pour vous tenir).

Pour participer au vote, il vous suffit de vous rendre ici. Une fois que vous avez fait vos choix, enregistrez le vote en bas de la page. Vous avez jusqu'au 31 juillet minuit pour décider.

À l'intérieur, vous aurez le choix entre 3 "packs" d'aménagements qui comportent des sièges, des barres de préhension (pour vous tenir) et des éclairages différents.
À l'intérieur, vous aurez le choix entre 3 "packs" d'aménagements qui comportent des sièges, des barres de préhension (pour vous tenir) et des éclairages différents. © IDF Mobilités.

Ce nouveau train portera le nom de : MI20. Comme l’annonce le site d’Île-de-France Mobilités, il sera "plus accessible, plus spacieux, plus confortable". Avec 345 places assises, il pourra ainsi accueillir 20% de voyageurs en plus par rapport aux rames actuelles. Ces MI20 seront 100% accessibles, climatisées, vidéoprotégés et équipés de prises USB. Au total, ce sont 146 nouveaux trains de ce type qui seront opérationnels entre novembre 2025 et 2030.

Ils coûtent à la Région 2,5 milliards d’euros – sur les 4 milliards investis pour la rénovation du RER B – et sont construits par le consortium Alstom/Bombardier/CAF. Les 1,5 milliards qui restent constituent "la partie immergée de l’iceberg. Ils correspondent la rénovation des ateliers de maintenance de Mitry et de Massy ou encore à l’automatisation du RER B via le système NExTEO", explique Laurent Probst directeur général d’IDF Mobilités, contacté par France 3 Paris Île-de-France.

Contact avec les usagers et associations d'usagers

"Depuis 2016, nous travaillons énormément avec les usagers et leurs associations. (…) Si l’on prend l’exemple du matériel roulant, nous avons vu toutes les fonctionnalités et nous les avons validées avec les associations d’usagers entre 2016 et 2017", précise M. Probst, ajoutant que "les derniers choix concernent le design. Nous avons décidé de consulter tous les usagers et pas seulement les associations".

Le responsable précise par ailleurs qu’avant 2016, le choix du design du matériel roulant était fait "par les présidents de la SNCF, de la RATP, d’Île-de-France mobilités dans un bureau, ‘comme ça’. On considère que ce n’est pas comme ça que cela doit se passer. Le matériel roulant appartient aux usagers (…) c’est eux qui l’emprunteront pendant les trente prochaines années. Ils ont davantage le droit de le choisir que les patrons des grandes entreprises de transport".

Les franciliens déjà consultés

Ce n’est pas la première fois qu’Île-de-France Mobilités fait appel aux usagers pour définir le design des transports qu’ils emprunteront. Cela avait déjà été  le cas en ce qui concerne la ligne de tramway T9 et le métro Paris Express. "Cela se limitait à l’aspect extérieur. En revanche [avec le RER B, ndlr], c’est la première fois que l’on demande aux usagers de choisir des composantes intérieures du train", précise Marc Pélissier, président de la FNAUT (Fédération nationale des associations d'usagers des transports) d’Île-de-France.

Dans le cas du futur RER B, elle a été consultée sur certains aspects du côté pratique durant les voyages : nombre de places assises, confort des sièges, l’éclairage, le nombre de niveaux ou encore la réduction de l’espace entre le quai et le train – dans le cas d’une gare en courbe. "Bien qu’il s’agisse de donner son choix sur des aspects modestes (…) associer les usagers aux caractéristiques des futurs trains est une bonne idée", ajoute-t-il.

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