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Tribunal de Paris : les avocats manifestent après “l'expulsion” d'une de leur consœur d'une salle d'audience

Les avocats se sont rassemblés en soutien à leur collègue "expulsée" d'audience. / © France 3 IDF/I. Audin
Les avocats se sont rassemblés en soutien à leur collègue "expulsée" d'audience. / © France 3 IDF/I. Audin

Plusieurs dizaines d'avocats étaient rassemblés ce matin dans le hall du tribunal de grande instance (TGI) de Paris pour soutenir une de leur consoeur expulsée la semaine dernière d'une audience. 

Par AL

Révélée par Mediapart, l'affaire s'est produite jeudi dernier. Anna Salabi, avocate, participe à une audience dans le cabinet d'une juge d'instance au sein du tribunal de Paris. Après une légère altercation avec cette juge à propos de l'affaire, le ton monte. L'avocate décide alors d'appeler le conseil de l'ordre mais alors qu'elle est encore au téléphone, la magistrate la fait évacuer "manu militari" par des policiers."J'ai eu l'impression d'être grondée par la juge", explique Anna Salabi qui s'est vu prescrire deux jours d’ITT pour des douleurs au thorax et au genou. "Les juges ont le pouvoir de juger, ils n'ont pas le pouvoir d'humilier. je ne pensais pas que c'était possible d'en arriver jusque là."
 

Une version contredite par la présidence du tribunal. Selon LCI, le porte-parole de la présidence du TGI parle "d'une avocate extrêmement virulente qui refusait de sortir d'une salle où se tenaient des audiences à huis clos et où attendaient ensuite 35 dossiers".
 

Un incident qui délie les langues

Cette expulsion intervient après une série d'incidents au TGI de Paris. Selon les avocats, les griefs sont nombreux. Accès insuffisant aux cellules, magistrats et greffiers inaccessibles, sécurité inadaptée... "Ce qui est délirant dans ce qui s'est passé c'est de considérer qu'un incident d'audience devait être géré par une escorte policière, explique Edmond-Claude Fréty, avocat au barreau de Paris et membre du conseil de l'ordre des avocats. Des policiers formés et expérimentés n'auraient jamais envisagé de saisir par les épaules et par les chevilles une avocate en robe." Ils demandent aujourd'hui à ce que les gendarmes, qui assuraient les escortes au palais de justice avant son déménagement, reviennent.

 

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